OPEN WEBUI : l’interface IA self-hosted qui accueille tous vos modèles
⏱️ Temps de lecture estimé : 4 minutes
📌 OPEN WEBUI est une interface web que vous installez sur votre propre machine et qui devient le point d’entrée unique de tous vos modèles d’IA : Ollama en local, API compatibles OpenAI, ou les deux dans la même conversation. Vos conversations et vos documents restent chez vous.
Le problème qu’il résout est simple à raconter. Ollama vous donne un modèle local qui tourne bien, mais pas d’interface : un terminal, pas une session de chat. ChatGPT ou Claude vous donnent une belle interface, mais vos fichiers et vos échanges partent chez quelqu’un d’autre. Open WebUI comble le trou entre les deux, et il ne s’arrête pas à la fenêtre de dialogue.
L’installation tient en une commande. pip install open-webui puis open-webui serve et l’interface répond sur le port 8080, avec Docker elle arrive sur le port 3000 et des images :cuda ou :ollama existent pour la GPU ou pour embarquer Ollama. Le site annonce 399 millions de téléchargements et 502 000 membres, le dépôt GitHub dépasse 153 000 étoiles, et la version 0.11.4 est sortie le 21 septembre 2026.
Une fois branché, vous pouvez mélanger les fournisseurs : Ollama tourne en local, LM Studio, Groq, Mistral, OpenRouter ou vLLM passent par le même champ de connexion compatible OpenAI, et rien n’empêche de faire converser plusieurs modèles à la fois sur une même question. Chaque modèle de base peut être enveloppé dans un agent, avec ses instructions, ses outils et sa base de connaissances, et la mémoire est persistante : ce que le modèle retient de vous le suit d’une conversation à l’autre.
- 🔎 Neuf bases vectorielles au choix, de ChromaDB à PGVector et Qdrant
- 📚 Recherche hybride BM25 plus vecteur, avec reranking et extraction Tika, Docling ou Mistral OCR
- 🌐 Une vingtaine de moteurs de recherche web, dont SearXNG, Brave, Kagi, Tavily ou Exa
- 🧩 Outils, Fonctions et Skills importables en un clic depuis la communauté
- 📝 Notes, canaux partagés, calendrier et automatisations à côté du chat
- 🗄️ SQLite ou PostgreSQL, fichiers en local ou sur S3, GCS et Azure Blob
Au-delà de la conversation, l’application déborde sur un vrai espace de travail. Les Notes donnent un éditeur riche où l’IA réécrit la sélection, et une note peut être attachée à une conversation pour y injecter du contexte. Les Canaux ouvrent un fil partagé où l’on solicite un modèle pour rédiger ou pour critiquer. Le calendrier et les automatisations permettent de programmer une invite récurrente, chaque exécution restant liée à la conversation qu’elle a produite.
L’extension passe par des plugins, et c’est là que la vigilance s’impose. La documentation est explicite : les Tools, Functions, Pipes et Skills exécutent du code Python arbitraire sur votre serveur, un plugin « en vedette » sur la communauté n’a jamais été audité, et un Tool malveillant peut exfiltrer des données ou siphonner votre réseau. N’importez que depuis des sources de confiance, limitez l’accès au Workspace aux administrateurs, et relisez le code avant chaque installation. Le projet fournit aussi le MCP, MCPO et les serveurs d’outils OpenAPI, plus Open Terminal, qui donne au modèle un vrai terminal et un système de fichiers dans le fil de la discussion.
Mon avis est mitigé, et il tient surtout à la licence. Le code est libre au sens large, mais l’Open WebUI License ajoute une clause que peu de projets osent écrire : vous ne pouvez pas retirer le nom ni le logo Open WebUI, sauf si votre instance compte au maximum 50 utilisateurs sur une période glissante de 30 jours, ou avec une autorisation écrite, ou avec une licence enterprise. Pour un homelab ou une petite équipe, aucun problème. Pour un produit white-label, c’est rédhibitoire. Pour le reste, je trouve l’approche juste : l’interface est le vrai patrimoine du projet, et elle mérite d’être hébergée sous votre propre toit.
Sources






