NEXTERM : administrer ses serveurs depuis une seule interface
📌 NEXTERM est une plateforme open source de gestion de serveurs qui réunit les connexions SSH, VNC et RDP, les fichiers SFTP et plusieurs opérations d’administration dans une interface web.
Le tableau de bord organise les machines par groupes et garde les connexions récentes à portée de main. On peut ouvrir un terminal distant, afficher un bureau graphique, parcourir les fichiers ou surveiller une machine sans passer successivement par plusieurs clients. L’intérêt de Nexterm tient moins à une fonction spectaculaire qu’à cette continuité entre les différents niveaux d’administration.
La plateforme va plus loin qu’un simple gestionnaire de connexions. Elle permet de déployer des applications avec Docker, de gérer des conteneurs LXC et QEMU dans Proxmox, et de suivre certains indicateurs de monitoring. Les utilisateurs et les serveurs peuvent aussi être séparés par organisations, ce qui rend l’outil plus adapté à un petit parc partagé qu’à une simple collection de connexions personnelles.
- 🖥️ Connexions SSH, VNC et RDP
- 📁 Gestion de fichiers avec SFTP
- 🐳 Déploiement d’applications Docker
- 📦 Gestion de conteneurs Proxmox
- 📊 Supervision des machines
- 🔐 2FA, OIDC et permissions séparées
Je trouve ce genre de cockpit particulièrement pratique pour un homelab ou un environnement où les serveurs se sont accumulés avec le temps. Le terminal reste le centre de gravité, mais le fait de pouvoir basculer vers un bureau distant ou un gestionnaire de fichiers évite de ressortir un outil différent à chaque étape.
Nexterm fonctionne avec un serveur, un client web et un moteur capable d’établir les connexions vers les machines. Les images Docker permettent de choisir une installation tout-en-un ou de séparer ces rôles. Le serveur écoute par défaut sur le port 6989, tandis que le moteur communique sur un plan de contrôle distinct. Cette séparation offre de la souplesse, mais demande aussi de comprendre un minimum l’architecture avant de l’exposer sur Internet.

La sécurité n’est pas oubliée : authentification à deux facteurs, sessions, chiffrement des mots de passe et clés, isolation des conteneurs Docker et connexion OIDC sont annoncés. Comme toujours avec une interface qui centralise autant d’accès, la configuration réseau, les secrets et les permissions méritent une attention particulière.
NEXTERM ressemble finalement à une alternative auto-hébergée aux clients SSH, RDP et aux panneaux d’administration dispersés. Le projet est encore présenté en bêta, mais sa direction est claire : rendre la gestion quotidienne d’un parc de serveurs accessible depuis un seul écran, sans sacrifier les outils plus avancés.
Sources
