YALQEN : le navigateur qui bloque les pubs sans extension
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https://github.com/YSamed/yalqen
📌 Yalqen est un navigateur Chromium open source pour macOS, avec onglets verticaux, barre de commande pilotée au clavier et bloqueur de publicités intégré — sans extension à installer.
Ce que vous faites avec tient en quelques raccourcis. Le panneau d’onglets se replie en une colonne d’icônes avec ⌘S et la page récupère la largeur. ⌘L ouvre la barre de commande, qui sert à la fois d’adresse et de palette d’actions : capture, plein écran, auto-rechargement, sélection d’appareil, tout se lance par son nom. ⌥⌘I ouvre les DevTools Chromium, ⌥⌘U le code source, ⌥⌘M bascule une vue téléphone avec de vrais préréglages d’appareils que l’on fait pivoter avec ⇧⌥⌘M. Onglet épinglé, barre d’adresse et contrôles de fenêtre tiennent dans le même panneau, à gauche.
Le reste du travail se fait avant même que la page ne s’affiche. Le blocage tourne dans le processus principal via @ghostery/adblocker-electron, avec les listes EasyList et uBlock Origin : les publicités et les traqueurs ne sont jamais téléchargés. HTTPS-only, blocage des cookies tiers et DNS chiffré (Cloudflare, Google, Quad9) sont des interrupteurs dans les réglages. Le memory saver libère les onglets inactifs depuis 30 minutes — 15, 30, 60, 120 ou off — mais épargne les onglets épinglés, ceux qui jouent du son, ceux avec les DevTools ouvertes et les formulaires non envoyés. Les mots de passe sont chiffrés avec une clé gardée dans le Trousseau macOS et ne quittent pas le Mac. Aucun compte, aucune télémétrie, aucun rapport de crash.
Les extensions Chrome s’installent depuis le Chrome Web Store depuis la version 0.2.6, le bouton « Add » de la page fonctionne dans le navigateur, et les extensions décompressées se chargent aussi. Les mises à jour arrivent depuis les releases GitHub : un bouton apparaît dans la barre d’outils, les onglets sont restaurés au redémarrage. L’installation tient en une ligne, brew install --cask YSamed/yalqen/yalqen, ou en-glissant le DMG dans Applications. Les builds sont signés et notarisés par Apple.

Ce qui m’a convaincu, c’est la documentation honnête. Le fichier docs/why-electron.md énumère ce qu’Electron coûte : l’interface Svelte est elle-même une page web, donc environ 120 MB de plus au repos, le DMG pèse 120 MB, Electron 44 livre Chromium 152 avec du retard sur Chrome, et surtout pas de Widevine — Netflix, Disney+ et les autres DRM ne se lisent pas. Le projet assume aussi ses trous : Apple silicon uniquement, macOS 13+, pas de Spaces ni de split view, pas d’import de marque-pages, pas de synchronisation. Ses benchmarks sont préliminaires — une seule passe, un MacBook Air M4 sous macOS 27, Yalqen 0.2.11 face à Chrome 154. Sur les mêmes pages : 920 Mo contre 1 583 Mo à dix onglets, 2 802 contre 5 312 à quarante, le blocage seul économisant 13 à 14 %. Les auteurs mettent eux-mêmes en garde sur le CPU au repos.
Quelques points à garder en tête :
- ⌘S replie le panneau d’onglets en icônes, ⌘L fait passer navigation et actions par la même barre
- 🛡️ Publicités et traqueurs filtrés en amont, listes EasyList et uBlock Origin embarquées
- 🧠 Onglet inactif depuis 30 minutes libéré, sauf épinglé, audio, DevTools ouvertes ou formulaire non envoyé
- 🔑 Mots de passe chiffrés par le Trousseau macOS, zéro compte, zéro télémétrie
- 🧩 Extensions du Chrome Web Store, mais Electron n’implémente qu’une partie des API
- 🍿 Pas de Widevine : le streaming en DRM reste bloqué
Sur un Mac Apple silicon, l’essai se fait en deux minutes et le blocage vous fait gagner du confort dès le premier jour. Pour qui cherche à regarder du streaming DRM ou à récupérer ses marque-pages Safari immédiatement, ce n’est pas encore le bon navigateur. Le shell natif CEF + AppKit prévu au roadmap montre où le projet veut aller.
Sources






