WAKE : toutes vos sessions d’agents IA dans une seule fenĂȘtre
https://github.com/iAmCorey/Wake
📌 WAKE est une application de bureau open source qui rassemble les sessions de tous vos agents de code dans une seule fenêtre. Vous parcourez, cherchez en plein texte et reprenez n’importe quelle conversation en quelques secondes. Écrit en Rust avec l’interface GPUI, l’app lit les données de chaque agent en lecture seule : tout reste sur la machine.
Le point de départ est un constat qui me parle : vos dialogues avec Claude s’accumulent dans ~/.claude, ceux de Codex dans ~/.codex, et une douzaine d’autres agents rangent les leurs ailleurs, chacun dans son format. Wake lit tous ces répertoires sans jamais y écrire et fabrique un index unique. Sur la machine de l’auteur, environ 310 sessions pour 800 Mo de journaux : index complet en cinq secondes, lancements suivants instantanés grâce à un balayage incrémental, et résultats de recherche en moins d’une milliseconde.
L’usage quotidien tient en un geste. Vous appuyez sur ⌘K ou Ctrl+K, vous tapez un bout de code comme useEffect( — l’index trigramme gère le code aussi bien que le texte, y compris le chinois — et le résultat s’ouvre sur le message exact concerné. La vue de transcription rend chaque conversation avec les bulles utilisateur et assistant, les images intégrées, les appels d’outils repliables et le code surligné dans plus de trente langages.
- 🖥️ Sessions groupées par agent et par projet, sous-agents imbriqués
- ⌘K Recherche plein texte qui tombe sur le message exact
- ▶️ Reprise en un clic dans le terminal d’origine, bon répertoire compris
- 📊 Insights : heatmap d’activité, heures, modèles et projets
- 🖧 Machines distantes synchronisées en lecture seule via SSH
- 🤖 Serveur MCP et CLI pour qu’un agent fouille toute votre histoire

La reprise est le geste qui m’a convaincu. Chaque conversation garde son projet d’origine : un clic la rouvre dans le terminal — Terminal ou iTerm sur macOS, hôtes natifs sur Linux et Windows — avec la commande adaptée, claude --resume ou codex resume, et vous retrouvez exactement l’endroit interrompu. Les sessions des autres machines arrivent à côté des locales, marquées d’un badge @hôte, avec une commande ssh -t prête à copier pour reprendre sur place.
Le point le plus malin, à mon sens, c’est l’ouverture. Wake embarque wake-mcp, un serveur MCP en lecture seule, et un CLI, wake-cli, qui renvoie exactement les mêmes réponses. Un agent qui prend le relais d’un autre peut chercher dans toute l’histoire, lister les sessions récentes d’un projet et lire une transcription page par page. La continuité devient concrète entre outils différents. Et la prudence est à la hauteur : les fichiers de credentials ne sont jamais lus, aucun appel réseau hors de la vérification de mise à jour.
Je reste honnête sur les limites. Linux et Windows sont marqués expérimentaux : la couche de données y est entièrement testée, mais l’intégration de bureau a moins roulé, et Windsurf ou Trae, qui chiffrent leurs données, restent hors jeu. Le projet est jeune, signé par son créateur, sous licence MIT. Pour qui jongle entre plusieurs agents dans la journée, je trouve la proposition déjà précieuse : retrouver en une recherche une conversation perdue dans le terminal d’à côté, c’est un confort que je n’attendais plus.






