Tuios le gestionnaire de fenetres du terminal qui
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TUIOS : le gestionnaire de fenêtres du terminal qui sait ce que vos agents font

⏱️ Temps de lecture estimé : 5 minutes

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📌 TUIOS est un gestionnaire de fenêtres pour le terminal — panneaux flottants ou tuilés, neuf workspaces, sessions qui reviennent après un redémarrage — qui sait en plus ce que fait chaque agent de code dans ses panes et rassemble leurs approbations dans une seule Inbox.

Le clip de lancement ne commence pas par des fenêtres qui volent mais par un agent immobile. L’auteur décrit sa propre vie de côté : trois ou quatre agents en parallèle, un sur un refactor, un qui écrit des tests. Quand l’un s’arrête sur une permission, il affiche le prompt une fois puis se tait — et pendant vingt minutes, un agent qui attend ressemble à un agent qui réfléchit.

C’est le problème que la 0.8.0 attaque par le bas. Chaque pane reçoit un état : working, needs_input, done, errored, idle, unknown. Les glyphes sont des formes différentes, pas la même forme repeinte en rouge, donc ils se lisent encore en noir et blanc. La barre latérale liste les agents de toutes les sessions, ceux qui vous attendent en premier.

Le point sérieux est la hiérarchie des sources. L’agent qui se signale passe avant tout ; ensuite le daemon lit le transcript, puis les séquences de progression OSC 9;4, puis une règle d’écran, puis la détection du processus — et une source ne remplace jamais une source plus haute. Sans rien installer, tuios devine quand même, avec des manifestes pour 22 CLI d’agents, mais deviner dit qu’un agent est présent, pas qu’il est bloqué.

Huit intégrations reportent l’état en entier — Claude Code, Codex, Gemini CLI, opencode, Kilo, Amp, Kimi Code CLI, Pi — et tuios integration install --all les cable pour tous les harnesses présents sur la machine. Dix autres ne signalent que l’identifiant de conversation. Les agents qui parlent déjà à herdr, comme Crush, sont acceptés tels quels : chaque pane part avec les variables de herdr pointant vers le socket de tuios.

L’Inbox (ctrl+b i) regroupe dans une seule liste, session et machine comprises, les approbations, les questions, les agents en erreur et les tours terminés que vous n’avez pas vus. Vous répondez depuis la liste, sans retourner au pane ; une approbation risquée — force push, suppression récursive — demande une seconde pression. Un agent ne peut pas vider cette liste : répondre exige un client humain attaché.

Vient la revue : ctrl+b v affiche le diff de ce qu’un agent a modifié, on laisse des notes sur les lignes et elles repartent en un seul message. tuios fan 3 --agent claude 'Add a retry with backoff.' envoie le même prompt à trois agents, chacun dans son worktree git, puis compare et garde le meilleur. Les branches ne sont jamais supprimées.

Les sessions vivent dans un daemon : fermer le terminal ne tue rien, et après un redémarrage la mise en page, les noms de fenêtres et les répertoires reviennent avec un shell neuf dans chaque pane. tuios hosts add build gaurav@buildbox ouvre la même chose sur une autre machine en ssh clair ; --tailnet liste les postes Tailscale, et une liaison qui tombe ne tue plus le pane.

  • 🧭 Un état par pane, la barre latérale plaçant ceux qui vous attendent en premier
  • 🔐 Des sources classées : ce que l’agent déclare résiste à toute heuristique
  • 📥 Une Inbox pour les approbations, les questions et les tours finis, réponse comprise
  • 🌳 tuios fan : un prompt, plusieurs agents, un worktree chacun, on garde le meilleur
  • 🔁 Un daemon qui rend les sessions après un reboot, depuis une autre machine en ssh

Mon avis : la partie tuilée ne m’intéresse pas, tmux et zellij font déjà ça et tuios l’écrit dans sa page comparatif. Ce qui m’intéresse, c’est sa phrase sur le multiplexeur : il savait tout d’un pane — processus, sortie, titre, répertoire — et n’en faisait rien. Combler l’écart entre « la fenêtre existe » et « la fenêtre a quelque chose à me dire » vaut mieux qu’un tiling de plus. Et son blog d’ingénierie, truffé de post-mortems sur ses propres fuzzers, m’inspire plus confiance qu’une page de fonctionnalités.

Les réserves : passer de la 0.7.0 impose tuios kill-server, cette version ne sauvegardait rien, et une config existante tourne sans daemon tant que vous n’ajoutez pas daemon = true sous [startup]. La 0.8.1 est une release de sécurité (GHSA-jf76-3ff5-gjjv) qui durcit tuios ssh et tuios-web : si vous exposez l’un des deux, ne restez pas en 0.8.0. La version à jour est la 0.8.5, MIT, Go, plus de 4 600 étoiles sur GitHub.

Sources

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