Tern le terminal dont les sessions survivent a la
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TERN : le terminal dont les sessions survivent à la fenêtre

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https://stencil.so/tern

📌 TERN est un multiplexeur de terminal natif Rust, compatible Kitty, dont les sessions vivent dans un daemon qui survit à la fenêtre : on quitte, on redémarre, et chaque panneau revient dans son répertoire, sur son ancien scrollback, avec l’agent IA au milieu de sa conversation. Il est en bêta fermée chez Stencil Labs.

Le scénario est connu : fenêtre fermée par erreur, session tmux à rattacher, terminal qui met trois secondes à s’ouvrir parce qu’il embarque un navigateur. Tern attaque les trois. Le daemon est le cœur du produit, et la fenêtre n’est qu’une vue qui s’y attache. tern remote serve prolonge le même modèle sur un serveur, en QUIC, et on rejoint cette machine distante comme n’importe quel hôte, avec Tailscale ou iroh pour trouver le chemin.

La suite découle de là. La même session s’affiche dans l’app Mac, dans un onglet navigateur — le client web tourne en wasm sur WebGPU — et sur iPhone, et la frappe sur l’un suit sur les autres. Dans la démo du site, trois clients tapent dans les mêmes panneaux en même temps.

Le second pari tient dans le Tern Surface Protocol. Au lieu d’embarquer Chromium, Tern laisse les programmes décrire leur interface et la dessine lui-même : diagrammes Mermaid, formules LaTeX, diffs colorés, voire une page web vivante dans un panneau. Le site compare un loader ANSI de 48 colonnes sur 37 lignes à 30 images par seconde avec une trame TSP de 73 octets. Impossible de promettre la fluidité sans avoir testé, mais le principe — du graphique natif sans stack web — a le mérite de la clarté.

Le terminal ouvre aussi les fichiers. Le Markdown s’édite comme un document, avec bascule rendu/source, to-do lists, blocs de maths et diagrammes ; le code s’ouvre avec les changements git dans la marge ; tern open --preview affiche une vidéo à côté du shell. Tout se pilote en script : tern split, run et capture commandent le daemon, et tern events --filter pane_spawned,layout_changed réagit à ce qui bouge. Côté rapidité, le site annonce 151 ms du lancement à froid au prompt et 153 ms pour rouvrir six onglets, sans Chromium à charger. Six dispositions, les thèmes omp et un prompt powerlevel10k redessiné nativement — Starship, Spaceship ou Robby Russell compris — complètent le tableau.

Je trouve l’approche saine : Tern fait de la persistance sa raison d’être au lieu d’un tmux plaqué par-dessus, et refuse le réflexe Chromium qui alourdit la plupart des terminaux modernes. La réserve est réelle : tout est fermé pour l’instant. Bêta sur liste d’attente, aucun dépôt public, aucun téléchargement, et les chiffres de performance restent ceux de l’éditeur. Le produit est aussi visiblement taillé pour omp, l’agent de code de Stencil : si vous vivez sans agent dans votre terminal, une partie du discours vous passera au-dessus de la tête. On rejoint la liste d’attente, et on verra ce que donne la version ouverte.

  • 💾 La fenêtre se ferme, la session reste : panneaux, répertoires et scrollback à l’identique
  • 📱 Une session partagée entre Mac, iPhone et onglet navigateur, saisie synchronisée
  • 🎨 Mermaid, LaTeX, diffs et pages web dessinés en natif par le protocole TSP
  • ⌨️ tern split, run, capture et events pour piloter tout le daemon en script
  • ⚡ 151 ms annoncées du lancement froid au prompt, six onglets rouverts en 153 ms
  • 🎛 Six dispositions et vos thèmes omp, prompts powerlevel10k ou Starship rendus nativement

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