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REFLECT : vos notes restent des fichiers Markdown chez vous

⏱️ Temps de lecture estimé : 4 minutes

https://reflect.app

📌 REFLECT est une application de prise de notes open source et local-first : vos notes sont des fichiers Markdown dans un dossier que vous choisissez, sans compte ni serveur, avec une IA optionnelle branchée sur votre propre clé API.

Vous ouvrez Reflect, vous êtes sur la note du jour. Vous tapez. C’est le geste de base, et tout le reste est optionnel. ⌘K ouvre la recherche locale, ouvre le menu de liens, et chaque note affiche ce qui pointe vers elle. Pas de dossier à choisir, pas de base de données cloud à adopter, pas de grille à remplir avant d’écrire : les notes se répondent entre elles.

Image actuelle : Interface de Reflect Open : note du jour, liste des notes liées et graphe de backlinks

Le point qui change tout, c’est ce qu’il y a sur le disque. Un « graph » Reflect est un dossier ordinaire que vous pouvez ouvrir dans n’importe quel éditeur Markdown :

text
mon-graph/
├── daily/2026-09-30.md
├── notes/sujet.md
├── assets/
└── audio-memos/

L’index de recherche est un SQLite dans .reflect/, à côté. Les fichiers restent lisibles même si l’application disparaît. La synchronisation, vous la choisissez : un dossier iCloud Drive pour les appareils Apple, ou Git — GitHub guidé dans l’app, ou n’importe quel dépôt SSH. Le dépôt GitHub créé depuis l’app est privé par défaut.

La capture passe par l’extension Chrome Reflect Capture. Elle enregistre l’URL, le titre, votre sélection, une capture d’écran, et le texte de la page si vous le demandez explicitement. Rien ne part sur le réseau : l’extension parle à un hôte de messagerie locale enregistré sur votre Mac, qui dépose le tout dans .reflect/inbox/. L’extension récupère aussi les signets X, et les mentions J’aime si vous les activez. Les mémos audio s’enregistrent puis se transcrivent chez OpenAI ou Google.

Ce que je trouve remarquable, c’est la politique de confidentialité documentée note par note. Le fichier docs/privacy.md liste chaque appel réseau possible avec sa destination et son contenu. Il n’existe aucun serveur Reflect dans aucun chemin, pas de compte, pas de télémétrie produit. Les builds officiels envoient à Sentry des diagnostics nettoyés, sur une liste blanche, où les titres de notes et les chemins sont explicitement exclus. Les clés API vivent dans le Trousseau macOS, jamais dans un fichier Markdown.

Le mécanisme private: true dans le frontmatter est le morceau le plus interessant. Une note ainsi marquée ne peut pas être envoyée à un service externe : le typage Rust l’interdit au niveau de la construction du contenu (CloudSafe dans packages/core/src/ai/), et le drapeau est relu depuis le disque au moment de l’appel. Et comme la CLI est en lecture seule, elle répond exit 3 sur une note privée, sans drapeau pour contourner. En revanche, la sauvegarde Git inclut ces notes : le drapeau protège des services qui lisent votre contenu, pas votre propre dépôt.

Pour les scripts et les agents, il y a un CLI Rust embarqué dans l’app : reflect today, reflect search, reflect show, reflect path, reflect open. Il lit l’index en lecture stricte, fonctionne sans application ouverte, propose --json, et ses codes de sortie sont stables et verrouillés par des tests. Le menu Settings → Agents installe même un skill par graph dans ~/.agents/skills/reflect-/SKILL.md.

Quelques points clés :

  • 📂 Notes du jour, liens [[ et backlinks, recherche locale instantanée en ⌘K
  • 🧠 Recherche sémantique optionnelle, embeddings calculés sur la machine (ONNX, MiniLM)
  • 🔌 IA en BYOK : OpenAI, Anthropic, Google ou OpenRouter, réponses citées vers les notes
  • 🎙️ Capture navigateur et mémos audio transcrits, tout en local via l’extension Chrome
  • 🔒 private: true bloqué au niveau du type, jamais lu par la CLI
  • 🧪 Licence MIT, monorepo pnpm/Turborepo, applications Tauri en Rust et TypeScript

Mon avis, sans enthousiasme de façade : c’est la première app de notes que je regarde en ouvrant le dossier plutôt que l’application. Le prix à payer est assumé — la version 0.14.0 reste en bêta, Windows, Android et l’API de plugins sont explicitement hors périmètre, et l’app iPhone/iPad est payante alors que le Mac est gratuit. L’ancienne Reflect Classic continue d’être maintenue, avec import d’une copie de vos notes. Pour qui veut des fichiers Markdown, une recherche locale et aucun compte à créer, le rapport entre ce que l’on perd et ce que l’on gagne est très favorable.

Le film de lancement de Reflect Open, 52 s

Sources

  • [Site officiel — Reflect
  • [GitHub — team-reflect/reflect-open

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