PURGE : le nettoyeur de Mac hyper secure
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https://github.com/jithin-sabu/purge-app
📌 PURGE est un utilitaire macOS gratuit et open source qui débusque les caches, les gros fichiers oubliés et les restes des applications désinstallées, puis les envoie tous à la corbeille. Rien n’est effacé définitivement.
Le constat de départ est simple : un Mac accumule en silence. DerivedData Xcode, caches Homebrew et npm, runtimes de simulateurs orphelins, modèles Ollama de plusieurs gigaoctets, préférences d’applications supprimées il y a six mois. Le dépôt décrit l’app en une ligne : « Free up your Mac, safely. » Purge est né le 11 mai 2026 sous la main de Jithin Sabu, écrit en Swift et SwiftUI, sous licence MIT. 930 étoiles, 48 forks, 214 commits, 25 versions, environ 35 000 téléchargements. La v1.6.1 date du 27 septembre 2026.
Ce qui m’accroche avant même la liste de fonctionnalités, c’est la méthode. Purge ne nettoie que des chemins appartenant à une liste blanche compilée dans le binaire ; tout ce qu’il ne reconnaît pas n’apparaît même pas dans les résultats. Chaque ligne porte un label — Safe to Clean ou Check First —, accompagné d’une explication en anglais clair, et le bouton Clean ne touche qu’aux éléments Safe to Clean. C’est l’inverse d’un nettoyeur qui affiche une longue liste de fichiers anonymes.
- 🗑️ Cache par application, avec noms lisibles et icônes de marque
- 🧹 DerivedData, simulateurs inutilisés, node_modules et venv classés par projet
- 🎞️ Doublons identiques au bit près, avec l’option « garder un exemplaire »
- 🧠 Modèles Ollama et LM Studio chiffrés au volume réellement récupérable
- 📦 Désinstallation d’une app avec ses caches, préférences et conteneurs
Quatre ensembles, donc. Les caches applicatifs couvrent ~/Library/Caches, les conteneurs sandbox et les déchets système : logs, rapports de crash, vieux installeurs macOS, cache de polices, plus les gros caches de Premiere Pro et After Effects. Les outils de développement rassemblent les caches globaux (Xcode, Homebrew, npm, pnpm, Yarn, CocoaPods, Gradle, Flutter, Docker Desktop, VS Code, Cursor, JetBrains, Cargo, Terraform), les runtimes de simulateurs iOS inutilisés — les simulateurs démarrés sont ignorés — et les artefacts de vos projets. Large Files parcourt Documents, Bureau, Téléchargements, Films, Musique et Images, en évitant les bibliothèques gérées et les dossiers de dépendances, où supprimer un seul fichier ne fait que casser l’installation. Et il y a une idée que j’apprécie : Purge comprend le stockage adressé par contenu d’Ollama, si bien que la taille affichée d’un modèle ne compte que les octets que vous récupéreriez vraiment, pas les blobs partagés avec un autre.
L’installateur est proposé en .dmg accompagné d’un .sha256, ou via le tap Homebrew jithin-sabu/tap/purge. L’app est notarisée par Apple, les mises à jour passent par Sparkle avec vérification de signature avant installation, et le minimum est macOS 13. L’accès complet au disque est demandé pendant l’onboarding : sans lui, aucun cache n’est scanné. Un compagnon dans la barre des menus affiche l’espace récupérable, ⌘R relance un scan, ⇧⌘R scanne tout.
Une nuance qui change la lecture du résultat, et que le site assume : déplacer un fichier dans la corbeille ne libère aucun bloc. L’espace ne revient que lorsque vous videz la corbeille vous-même, et Purge affiche ce qui s’y Accumule pour que le chiffre ne surprenne pas. Vous pouvez aussi programmer un nettoyage hebdomadaire, mensuel, trimestriel ou sur un intervalle personnalisé, avec un simple rappel local au lancement, et exclure un dossier du scan d’un clic droit.
Mon avis : c’est le rare nettoyeur où la prudence est la fonction principale plutôt qu’un argument marketing. Le prix à payer est l’accès complet au disque et une liste blanche figée dans le binaire — lisez-la sur GitHub avant d’activer un nettoyage automatique. En échange, vous avez un outil lisible, compilable, et incapable de destruction irréversible.
Sources






