Parrot dictee au pushtotalk dans toutes vos apps d
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PARROT : dictée au push-to-talk dans toutes vos apps de Mac, sans cloud

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📌 PARROT est une app macOS de dictée en push-to-talk, gratuite et open source sous licence MIT : vous maintenez fn, vous parlez, vous relâchez, et le texte se colle au curseur dans n’importe quelle application. Tout tourne sur le Mac, sur le Neural Engine, sans compte ni abonnement.

Le geste tient en une phrase, et c’est tout le produit. Vous cliquez dans un champ, vous tenez fn, vous parlez, une petite pilule en bas de l’écran signale que le micro est ouvert, vous relâchez : la transcription est collée au curseur, généralement en 200 à 300 ms, et le presse-papiers est restauré. Une pression courte, sous 0,3 s, est ignorée, tout comme une pression tenue avec une autre touche de modificateur — vos raccourcis restent donc intacts, y compris sur fn.

C’est le détail le mieux réglé. fn n’est pas un raccourci partout, et sur les claviers Logitech comme sur la plupart des claviers tiers, fn ne fait rien. Parrot le détecte et propose de choisir la touche dans Settings : gauche ou droite de Option, Command, Control ou Shift, pris en compte dès la pression suivante. parrot doctor diagnostique le cas où fn est déjà remappé vers la source de saisie ou les emojis.

L’installation se fait en glissant le DMG dans Applications, ou en une ligne — curl -fsSL https://perroquet.xyz/install.sh | sh — qui installe au passage la commande parrot. Le premier lancement télécharge le modèle de reconnaissance, environ 150 Mo. L’app est signée et notariée, donc les autorisations d’Accessibilité et de micro survivent aux mises à jour, et elle se met à jour toute seule une fois par jour. Depuis la 0.2.0, une fenêtre d’accueil réunit sur une seule page la touche, les langues et les deux permissions, chacune avec son bouton.

Le dictionnaire est la pièce qui fait vraiment la différence. C’est un fichier texte, ~/.config/parrot/dictionary, où chaque ligne est un mot puis ce que le modèle écrit à la place : Vercel, puis Versailles, Vercell, ver cell. La réécriture porte sur les mots entiers, ignore la casse, passe dans n’importe quel alphabet, et l’entrée la plus longue gagne quand deux se recouvrent. Les modifications s’appliquent à la dictée suivante, sans redémarrage, et le fichier peut être un lien symbolique vers un dépôt dotfiles. Le projet ajoute en plus une phrase d’exemple par langue dans settings.json, relue par Whisper avant chaque dictation pour l’orienter vers vos orthographes — le surcoût est mesuré : 35 à 40 ms pour neuf mots, 85 à 100 ms pour dix-neuf, sur whisper-base.en.

Le reste se vérifie dans le code. WhisperKit exécute Whisper via CoreML sur le Neural Engine, un CGEventTap surveille la touche, un ⌘V synthétisé colle le résultat. Le texte dicté n’est jamais écrit dans les logs, ni sur le disque, ni dans les statistiques : les logs ne gardent que des timings et des longueurs, les dossiers sont en 0700 et les fichiers en 0600. Le resserrement est réel — jusqu’à la 0.0.5, le LaunchAgent écrivait chaque transcription dans un /tmp/parrot.err.log lisible par tout processus local, et les modèles atterrissaient dans ~/Documents/huggingface, où iCloud pouvait les évincer et faire blocage au chargement. Si le focus a bougé, le texte part dans le presse-papiers ; dans un champ de mot de passe, il est jeté.

Trois bornes, franchement. macOS 14 minimum et Apple Silicon exclusivement : le multiplateforme est un non-objectif assumé, le projet dépend de CoreML et du Neural Engine. Le modèle par défaut est whisper-base.en, anglais uniquement, donc pour dicter en français il faut passer en whisper-small ou whisper-large-v3-turbo dans Settings — l’accueil le fait de lui-même si vous cochez une autre langue. Et il n’y a ni historique, ni enregistrement de réunion, ni diarisation, trois non-objectifs écrits dans l’architecture. Enfin, la 0.2.0 sort du 29 septembre sur un dépôt créé en mai, avec un seul contributeur.

J’aime la retenue, et elle est rare. La moitié des apps de dictation ajoute un historique, un compte, un abonnement et un tableau de bord ; Parrot tient un item de menu, une pilule et une fenêtre de réglages. Que le dictionnaire soit un fichier texte que vous possédez — versionnable, symlinkable, lisible — vaut à lui seul plus que la milliseconde gagnée. Le seul vrai frein reste l’installation hors App Store, avec ses deux permissions accordées à la main.

  • 🎤 Tenez fn, parlez, relâchez : le texte est au curseur en 200–300 ms
  • ⌨️ fn inutilisable sur un clavier tiers ? Option, Command, Control ou Shift au choix
  • 📖 Un dictionnaire en texte que vous versionnez, appliqué sans redémarrage
  • 🔒 Aucun compte, aucun cloud, et vos mots ne passent dans aucun log
  • 🧠 Whisper sur le Neural Engine, pas d’historique ni de trace conservée

Sources

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