Disktree reperer ce qui occupe votre disque
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DISKTREE : repérer ce qui occupe votre disque

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https://github.com/tobi/disktree

📌 DISKTREE est une carte en mosaïque qui analyse un dossier ou un disque Linux, puis vous permet de repérer, marquer et supprimer ce qui prend trop de place. Pensé pour Omarchy, l’outil affiche aussi l’espace libre et le gain attendu pendant tout le parcours.

Quand un disque se remplit, les outils en ligne de commande demandent vite de la patience. du donne les chiffres, ncdu permet de descendre dossier par dossier, mais il faut déjà savoir à peu près où chercher. Disktree change la perspective : chaque répertoire devient une surface proportionnelle à sa taille. Le premier regard révèle les gros dossiers, puis la molette zoome dans celui qui vous intéresse.

Le lancement reste très simple. disktree analyse votre dossier personnel, disktree ~/src cible un répertoire précis et disktree --disk étend le scan au disque qui contient ce dossier. Vous pouvez ensuite filtrer par nom, changer l’ordre entre nombre de fichiers et poids, ou passer des octets réellement occupés à la taille apparente. Le panneau latéral détaille la sélection, sa part dans le scan, son dernier changement et, pour un dépôt Git, les modifications, stashs ou commits non poussés.

La mosaïque distingue le code, les médias, les caches, les toolchains, les fichiers synchronisés et d’autres familles. Les hachures montrent les espaces potentiellement récupérables : cache, historique de synchronisation, magasin de paquets ou sortie de compilation. « Worth a look » ne lance aucune suppression. Cette zone se contente de proposer les plus gros éléments qui pourraient partir, pendant que le panneau calcule l’espace libre après vos marquages.

Le marquage reste réversible et ne touche pas au disque. Il faut ouvrir la revue avec c, retirer si nécessaire un élément, puis choisir la corbeille ou une suppression définitive. Cette dernière demande une confirmation qui nomme les chemins et l’espace concerné. Une fois l’opération terminée, Disktree relance l’analyse et affiche l’espace réellement récupéré.

Je trouve l’approche plus lisible qu’un long du -h : la forme du problème devient immédiatement visible, sans perdre les détails utiles. Le panneau de droite est particulièrement réussi, car il relie les décisions prises au volume réellement disponible. J’aime aussi que l’interface s’adapte au thème d’Omarchy et reste entièrement navigable au clavier.

Les garde-fous sont moins décoratifs qu’ils n’en ont l’air. Disktree refuse de supprimer la racine, le dossier analysé, votre dossier personnel, un point de montage et plusieurs arbres système. Un lien symbolique est retiré sans être suivi et aucun chemin ne transite par un shell. Cela ne transforme pas l’outil en logiciel de sauvegarde, mais la séparation entre exploration, marquage, revue et suppression est claire.

La version publiée est actuellement la 0.9.1, sous licence MIT. L’archive Linux fournie cible x86_64 et s’installe sans privilèges root dans ~/.local, avec son binaire, son entrée de bureau et son icône. Une compilation depuis les sources demande Rust 1.97, Wayland ou X11 et un GPU compatible Vulkan. Les binaires publiés ne couvrent donc pas encore ARM, macOS ou Windows. Pour un poste Linux, surtout sous Omarchy, Disktree est déjà très convaincant ; pour les autres configurations, la contrainte matérielle et le statut 0.9.x méritent d’être vérifiés avant de l’installer.

Sources

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