DIRI : des dizaines d’agents de code en parallèle, un seul écran
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https://github.com/cristicretu/diri
📌 DIRI est une application native qui rassemble vos agents de codage — Claude Code, Codex, Cursor, Gemini et une vingtaine d’autres — dans une seule fenêtre, avec leur statut en direct, un worktree Git par tâche et une revue centralisée du code. Écrite en Rust avec GPUI, elle tourne sur macOS et en bêta sur Linux. Le projet est libre, sous licence Apache 2.0.
Le constat de départ tient en une phrase : les agents sont devenus assez bons, et le goulot d’étranglement, c’est vous. Plus vous en lancez, plus il faut surveiller de terminaux et garder de contexte en tête. diri répond à ce problème par une barre latérale qui sépare les sessions en cours, en attente d’une réponse et terminées, avec des notifications quand un agent a besoin de vous. On lit une colonne au lieu de trente onglets de terminal.
Chaque agent peut travailler dans son propre worktree Git et sa propre branche : les modifications parallèles ne se marchent pas dessus. Le panneau Review permet d’inspecter les diffs, de stage, de committer et de suivre les vérifications de pull request juste à côté de la session qui a écrit le code. Détail qui change la vie au quotidien : chaque terminal appartient à son propre processus, donc fermer la fenêtre ou redémarrer le moteur n’interrompt aucun agent.
Là où diri devient vraiment intéressant, c’est dans la coordination. Son serveur MCP intégré permet à un agent d’en lancer d’autres, de leur confier des tâches suivies, d’attendre les résultats, de relire des diffs et même de fusionner des branches. Depuis la version 0.9.0, les Notes complètent le tableau : on y rédige un plan, on le découpe en tâches, et n’importe quelle tâche peut démarrer un agent avec la note comme brief. Les agents écrivent aussi leurs comptes rendus dans les notes.
Je trouve l’approche saine sur deux points. D’abord, diri ne remplace pas vos outils : il lance les CLIs et les comptes déjà présents sur la machine, avec des manifestes pour plus de vingt agents, et des profils pour basculer tous les onglets sur un autre compte Claude Code ou Codex en un clic, avec une estimation des coûts et des tokens. Ensuite, tout reste sur vos machines : les sessions distantes passent par SSH en réutilisant votre configuration OpenSSH, sans tmux, sans sudo, sans compte diri ni relais hébergé. Pour une appli qui orchestre des agents avec accès à votre code, ce détail compte.
- 📊 Statut en direct : sessions actives, en attente ou terminées, dans une seule barre latérale
- 🌿 Un worktree Git et une branche par agent, pour du parallèle sans collision
- 🤖 Un serveur MCP intégré : un agent peut en lancer d’autres et suivre leurs tâches
- 🔍 Diffs, commits et vérifications de PR à côté de la session concernée
- 💻 En local ou sur vos serveurs via SSH, sans tmux ni service distant à installer
- 🗒 Notes : un plan découpé en tâches, chaque tâche peut démarrer un agent
Les limites sont honnêtes : macOS 15 minimum (Apple silicon et Intel, appli signée et notariée), le port Linux reste en bêta sur Ubuntu 22.04 et 24.04 et dépend de Vulkan 1.3, et les paquets Linux ne sortent pas à chaque version. L’installation passe par Homebrew ou un DMG.
L’auteur affiche un objectif clair : passer de la dizaine d’agents en parallèle à la centaine. Si vous enchaînez déjà plusieurs sessions Claude Code ou Codex par jour, diri mérite un détour. La relecture centralisée et les sessions qui survivent à la fermeture de la fenêtre changent concrètement la façon de suivre un travail parallèle.
Sources






