RAYLIGHT : des vidéos produits d’allure studio sans After Effects
📌 RAYLIGHT est un éditeur de vidéos produits qui se manipule entièrement dans le navigateur. Vous importez des captures d’écran de votre application, disposez chaque plan sur un canvas, enchaînez les animations, et le rendu frôle la vidéo de lancement signée par une agence. La promesse de la page d’accueil est directe : des vidéos qui ont l’air d’avoir coûté 10 000 $, faites par vous — et le produit est revendiqué par des équipes de Notion et de Shopify.
Le point de départ est tout sauf un logiciel de montage froid. Vous posez des screenshots, des textes et des formes sur un vrai canvas, avec aimantation, alignement et groupement dignes d’un outil de design. Le détail qui m’a accroché : le copier-coller depuis Figma. Vous copiez un élément en SVG dans votre maquette, vous le collez, et il arrive en calque réel, le texte toujours éditable et les formes toujours remplies. Pour une équipe qui vit dans Figma, ce pont vaut son pesant d’or.
L’animation fait l’économie des courbes de vitesse. Vous glissez des blocs sur la timeline et vous étirez leurs bords pour régler la durée des transitions et des entrées-sorties. La caméra suit la même logique : deux cadrages suffisent, Raylight calcule un mouvement net, en dolly 3D ou en zoom plat. Le tilt à trois dimensions penche une capture plate dans l’espace, et les effets de scène — profondeur de champ, bloom, étalonnage, grain, flou de mouvement — se posent par-dessus sans gabarit à apprendre.
Points clés de Raylight :
- 🎬 Des captures d’écran transformées en plans animés sur un vrai canvas
- 🧩 Le copier-coller SVG depuis Figma arrive en calques, texte éditable
- 🎥 Tilt 3D, profondeur de champ et mouvements de caméra sans keyframes
- 🎙️ Voiceover, effets sonores et mixage EQ dans le même montage
- 🤖 Un serveur MCP laisse Claude, ChatGPT ou Cursor éditer la vidéo
Le son est intégré au montage. Six voix génèrent le voiceover à partir d’un script, les effets sonores se décrivent puis se posent sur la timeline, et la piste se mixe avec EQ, compression et réverbération prévus sur tous les plans. Le tarif tourne autour de crédits : 10 crédits pour une prise d’effet sonore, 100 pour une piste de musique écrite pour la vidéo, 15 pour 500 caractères de script.
Le moteur le plus étonnant reste le serveur MCP. Branché à Claude, ChatGPT, Codex, Cursor ou Antigravity via api.raylight.app/mcp, l’assistant lit la description d’un plan, applique vos demandes en langage courant, puis rend de vraies frames pour vérifier son propre travail. Votre projet reste ouvert dans un onglet, et chaque modification transite par l’éditeur, annulable comme les vôtres. Le plan gratuit inclut 50 appels MCP par semaine — assez pour tester la formule avant de payer.
La grille tarifaire reste lisible : gratuit à vie avec export 1080p 60 fps badgé, Hobby à 12 $ par mois en facturation annuelle pour le 4K propre, Pro à 24 $, Max à 49 $. Les plafonds d’upload et les volumes de crédits suivent la montée. Un programme créateurs vend des gabarits sur le marketplace, l’Academy regroupe les tutoriels, et un concours rétribué à 1 000 $ pousse des modèles chaque mois.
Je trouve l’approche convaincante parce qu’elle vise juste : Raylight ne se présente pas comme une pâle copie d’After Effects, mais comme la couche qui manque entre votre maquette et la publication de lancement. La réserve tient au modèle à crédits — les fonctions IA restent le cœur payant — et au badge qui marque les exports gratuits. Pour une équipe sans studio motion, l’effort à fournir est dérisoire au regard du rendu.






