SHOTNIX : vos enregistrements d’écran Mac s’ouvrent déjà montés
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📌 SHOTNIX est une application macOS gratuite et open source qui enregistre votre écran et ouvre la vidéo déjà montée : un zoom sur chaque salve de clics, le curseur macOS redessiné net, des sous-titres transcrits sur la machine. Montage et export restent en local, sans compte ni filigrane.
Ce qui accroche d’emblée, c’est ce qui se passe après l’enregistrement. Vous lancez la capture d’une zone ou d’une fenêtre, vous activez le micro et la caméra, vous commentez en parlant, et c’est fini. À l’ouverture dans l’éditeur, chaque salve de clics a déjà reçu son propre zoom, calé pour que la vue arrive avant le clic — un bloc sur la timeline, que vous déplacez ou visez à la main si le curseur ne va pas où il faut. Le curseur macOS est redessiné plus lisse, avec quatre niveaux de lissage, une taille de 0,6× à 4× et du flou de mouvement. Votre narration a été transcrite mot par mot sur le Mac : les sous-titres s’allument au rythme de la parole.
Et comme la transcription est une vraie piste éditable, on ne nettoie plus au timeline. Vous supprimez un mot dans le texte, il disparaît de l’image. Vous cochez une case, et tous les « um » comme les longues pauses partent en un clic. C’est le geste qui m’a le plus convaincu : monter une vidéo devient de la correction de texte.
- 🔍 Zoom automatique sur chaque salve de clics, déplaçable sur la timeline
- 💬 Supprimer un mot dans la transcription le coupe dans la vidéo
- 🎥 Webcam en calque séparé : cercle, côté à côté, arrière-plan flouté ou supprimé
- 🎞️ Export MP4 jusqu’à 4K 60 i/s ou GIF, rendu en tâche de fond
- 🔎 Capture OCR, capture défilante, épinglage et historique cherchable
- 🔒 Transcription, nettoyage du son et export exécutés sur le Mac
Le reste de l’éditeur suit la même logique de « déjà prêt ». Un seul moteur dessine la prévisualisation et le fichier final, donc ce que vous voyez en éditant est bien ce que vous exportez. La webcam est un calque à part entière, repositionnable à n’importe quel moment de la timeline. La voix, le son de l’ordinateur et la musique ont chacun leur niveau, la musique passant sous la parole, et l’export arrive à un volume homogène. Un passage peut être accéléré de 0,5× à 16×, rendu muet, ou raccourci quand il ne se passe rien — Speed Up Idle supprime les attentes. Le passage en 9:16, 4:5 ou 1:1 suit le curseur pour remplir le cadre au lieu de réduire l’image dans une bande noire. Les sous-titres sortent en .srt ou WebVTT, et la traduction tourne sur la machine à partir de macOS 15. La 0.26.2-beta a par ailleurs rendu les fichiers jusqu’à dix fois plus légers : une minute de texte défilant sur un écran Retina est passée de 392 Mo à 48 Mo.
Le versant capture d’écran relève de l’outil du quotidien. Area, fenêtre, plein écran, tous les écrans, zone précédente, ou une page longue assemblée en une seule image pendant que vous faites défiler, sans bandes répétées. L’OCR recopie le texte en respectant l’ordre des colonnes, transforme les tableaux en lignes exploitables et garde les liens cliquables. Les annotations couvrent flèches, formes, textes, surligneurs, projecteur, flou, pixelation et étapes numérotées. Une capture épinglée flotte au-dessus de vos fenêtres, et l’historique se filtre en tapant : on retrouve une image par le texte qu’elle contient.
Sur la confidentialité, le point est net et vérifiable dans le code. Enregistrement, transcription, traduction, nettoyage du son et export tournent en local, via la reconnaissance vocale d’Apple. L’application ne parle au réseau que pour vérifier les mises à jour. Aucun compte, aucune analyse d’usage, aucun lien de partage.
Mon avis : c’est rare, un éditeur vidéo dont la prise de vue arrive déjà montée. Shotnix fait pour la démonstration produit ce que d’autres éditeurs font payer à l’heure, et il le fait en 11,7 Mo, signé et notarié par Apple. Deux réserves. D’abord la plateforme : Mac Apple silicon uniquement, à partir de M1 et de macOS 13 Ventura, le téléchargement officiel ne tourne pas sur Intel. Ensuite l’âge : le dépôt a été créé le 5 avril 2026, la numérotation est encore en beta et il n’y a pas de streaming. Pour un outil dont la promesse tient sur la finition visuelle, ce sont des points à garder en tête — mais le code est lisible, le projet se compile en une commande, et il n’a que deux dépendances, KeyboardShortcuts et Sparkle.
Sources






