HERDR GPUI : un vrai client macOS pour le multiplexeur Herdr
📌 HERDR GPUI est un client de bureau pour Herdr, le multiplexeur de terminaux taillé pour les agents IA. Écrit en Rust avec le framework GPUI de Zed, il n’embarque aucun émulateur de terminal : il se branche au daemon Herdr que vous avez déjà installé et peint ses cellules de terminal, splits compris, dans une fenêtre native macOS.
Herdr, c’est un multiplexeur de sessions qui vit dans votre terminal — un tmux pour agents de codage, avec panes, workspaces et états d’activité. Il reste là où vous l’avez lancé, souvent sur une machine distante. Herdr GPUI ajoute une couche de visualisation moderne par-dessus, sans déplacer le centre de gravité : le daemon possède toujours les terminaux et tout l’état de session. L’application s’y raccorde par une socket locale et un protocole à trames binaires, reçoit des patchs de surface et renvoie des entrées sémantiques. Vous fermez la fenêtre, vous vous détachez — vos agents continuent de tourner sur le daemon.
C’est sur ce point que je trouve l’approche juste : la GUI reste une pure couche de présentation. Elle ne sait pas installer, arrêter ni mettre à jour Herdr ; elle se contente de démarrer le daemon s’il est présent et de suivre ce qu’il envoie. La fenêtre devient un poste d’observation, jamais un second système qui partage la vérité.
Points clés de Herdr GPUI :
- 🔌 Branche au daemon par socket binaire, sans émulateur de terminal embarqué
- 📂 Sidebar des workspaces et Git worktrees, avec numéros de pull request et compteurs de diffs
- 🤖 Panneau agents aligné sur l’état réel du daemon — en cours, bloqué, terminé, en veille
- 🖥️ Tabs, splits et palette de commandes avec de vrais raccourcis macOS
- 📡 Hôtes SSH enregistrés en plus de la machine locale
- 🚀 Détachement libre : fermer l’app ne tue ni le daemon ni ses sessions
La sidebar liste les workspaces et les Git worktrees liés, les branches indentées sous leur parent, et le travail en attente par branche. Ajoutez à cela des hôtes SSH enregistrés, et chaque machine apparaît comme un espace ordinaire : pour surveiller des agents lâchés sur un serveur, c’est exactement ce qu’on recherche. Les splits se pilotent aux raccourcis (Cmd-D coupe verticalement, Cmd-Shift-D horizontalement), et la palette de commandes Cmd-Shift-P regroupe les actions natives sans quitter le clavier.
Le sélecteur de thèmes mérite un détour : il recherche parmi les thèmes Ghostty et Herdr, un catalogue bien plus riche que les skins habituelles d’émulateurs, avec prévisualisation et sauvegarde de la configuration TOML sans toucher aux commentaires.
L’effort sur la performance se lit dans un chiffre parlant : sur un M4 Max, le cache de glyphes et le regroupement des fonds font passer le p95 du survol d’environ 51 ms à 12 ms sur un écran dense de 160×50 avec 40 workspaces et 40 agents. Nuance : le benchmark mesure la construction CPU des trames, pas le rendu GPU final. L’ordre de grandeur reste honnête pour du rendu de terminal.
C’est un projet indépendant, non affilié à herdr.dev, et le dépôt n’a que quelques jours. macOS 15 minimum sur Apple Silicon comme sur Intel, le Linux reste expérimental. Comptez aussi des limites assumées : pas de sélection du scrollback, pas de splits redimensionnés à la souris, pas d’affichage d’images dans le terminal. Pour qui vit déjà dans Herdr, cette fenêtre native change le rapport à la session — je l’adopterais volontiers comme tableau de bord de mes agents.
La partie performance est traitée avec un sérieux rare : le projet embarque un test de charge natif (terminal dense 160×50, 40 workspaces, 40 agents) qui vérifie que les cellules inchangées ne redessinent rien, et publie ses mesures avant/après. Cache de glyphes et regroupement des fonds : le hover et le scroll en profitent directement. Les auteurs précisent honnêtement que le benchmark mesure la construction CPU de la scène, pas la latence GPU finale. Ce niveau de rigueur dans un projet tiers, je trouve ça très rassurant pour la suite.
Limite à connaître : le daemon Herdr doit tourner séparément. L’app peut démarrer un herdr server local déjà installé s’il est absent, mais elle n’installe, n’arrête et ne met à jour jamais le daemon. Apache-2.0 des deux côtés. Si vous vivez déjà dans Herdr et trouvez le TUI un peu serré, cette fenêtre native est le complément que le projet officiel ne fournit pas encore.
#Herdr #Rust #macOS #GPUI #IA
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