FLEET : surveiller plusieurs agents de code sans changer de fenêtre
📌 FLEET est un terminal natif macOS qui rassemble plusieurs sessions d’agents de code dans une seule fenêtre. Une barre latérale indique immédiatement ce que chaque session attend de vous : permission à valider, question, retour à prendre, appel MCP en cours ou pull request ouverte. Vous gardez le terminal, mais vous arrêtez de chasser l’onglet bloqué.
Le problème apparaît dès que quatre agents travaillent en parallèle. Chaque onglet semble actif, mais l’un attend une autorisation et un autre vous a rendu la main. Il faut alors parcourir les fenêtres une par une, pendant que les autres sessions patientent. Fleet inverse la hiérarchie : le terminal occupe la partie principale, et l’état de toute la flotte reste visible à gauche.
Six couleurs suffisent. Jaune signifie qu’une permission attend, violet qu’une question vous est posée, bleu qu’un appel MCP est en vol, vert qu’une pull request est ouverte. Une session en cours reste grise si elle ne réclame rien. Sous chaque nom, Fleet affiche aussi une phrase courte en anglais — « wiring auth middleware » plutôt que « Running… » — pour comprendre le travail sans ouvrir la session. Le raccourci ⌘⇧J saute directement à la prochaine session qui a besoin de vous.
L’application surveille Claude Code aujourd’hui, avec Codex annoncé comme prochaine intégration. Tout le reste — un shell classique, un build ou un serveur de développement — fonctionne comme une session ordinaire. On peut prévisualiser les derniers échanges, repérer une session sans sortie qui semble bloquée, regrouper et réordonner les projets, ou zoomer sur une vue d’ensemble avec ⌘⇧O. ⌘⇧F cherche dans le scrollback de toutes les sessions à la fois.
Le reste est pensé pour le quotidien : notifications avec boutons Approve et Deny, palette de commandes en ⌘⇧P, drag-and-drop d’un fichier ou d’une image vers une session, ouverture des URLs et chemins avec ⌘-clic, barre de ressources CPU/RAM/réseau et profils de lancement comme « New Claude in Folder… ». Les conversations peuvent être restaurées au prochain démarrage, avec reprise facultative de l’agent.
Fleet respecte le shell au lieu de l’enfermer. Il lance zsh, fish ou bash avec vos dotfiles, embarque MesloLGS NF pour que le prompt Powerline soit lisible immédiatement et ne demande aucune clé API supplémentaire : les résumés s’appuient sur la connexion Claude déjà utilisée. L’application est gratuite, sans compte, fait 7,6 Mo, fonctionne sur macOS 14 et plus, Apple Silicon comme Intel.
La philosophie est assez nette. Fleet n’est pas une plateforme cloud et ne cherche pas à remplacer les agents ; c’est une couche de coordination visuelle au-dessus de vos terminaux locaux. Les sessions et les commandes restent sur votre Mac, sans configuration obligatoire, avec les anciennes versions conservées dans le changelog si une release pose problème.
Je trouve l’idée très juste pour les workflows multi-worktrees. Le vrai gain ne vient pas d’un terminal de plus, mais de la réponse à la question « laquelle de mes sessions attend quelque chose ? ». Si vous n’utilisez qu’un agent à la fois, Fleet ajoutera probablement une couche inutile. À partir de trois ou quatre sessions simultanées, sa barre d’état devient une vraie interface de pilotage.
Points clés :
- 🧭 État de chaque agent visible dans une barre latérale colorée
- 🔔 Permissions, questions, MCP et PR ouvertes repérés sans fouiller les onglets
- ⌘ Raccourci
⌘⇧Jpour rejoindre la prochaine session qui attend - 🧰 Aperçu, recherche globale, groupes, profils et restauration des sessions
- 🖥️ Terminal macOS natif de 7,6 Mo, Apple Silicon et Intel
- 🛡️ Gratuit, sans compte, sans clé API supplémentaire ni télémétrie annoncée
Sources :
