DOOP : un canvas de design où vos agents IA travaillent à côté de vous, en direct
📌 DOOP est un canvas de design multiplayer open source où humains et agents IA dessinent côte à côte : les agents se connectent via MCP, streiment leurs maquettes en direct et rendent des comptes, task par task.
La plupart des outils de design ont ajouté l’IA comme une fonctionnalité : un prompt, un temps d’attente, un rafraîchissement. DOOP inverse la perspective. Ici, l’agent est un collaborateur à part entière — il a une présence sur le canvas, un avatar, un statut (« Sketching the pricing grid… »), et chaque frame qu’il construit apparaît keystroke par keystroke sous vos yeux. Vous le regardez travailler comme vous regarderiez un collègue dans Figma.
Concrètement, un canvas contient des frames : des artboards qui rendent du vrai HTML. Vous éditez dans le navigateur, l’agent édite via le serveur MCP intégré. La connexion tient en une commande claude mcp add, une fenêtre browser qui s’ouvre, une approbation — et l’agent travaille sous votre identité, attribué à vous dans les tâches et le feed d’activité. Pas d’édition anonyme.
- 🎨 Un canvas infini partagé : curseurs live, présence, feed d’activité
- 🤖 Connecter Claude Code, Codex ou n’importe quel client MCP en une commande
- 📡 Voir les designs se construire en streaming, caractère par caractère
- 📸 Des agents qui screenshotent leur propre frame et se corrigent avant vous
- 💬 Laisser un feedback sur une tâche : le prochain agent qui passe le ramasse
- 🏠 Self-host en un conteneur Docker, AGPL-3.0, hébergé gratuit pendant la beta
Le détail que je trouve le plus juste est le circuit de vérification. L’agent ne se contente pas de cracher du HTML : un renderer headless lui renvoie un screenshot de sa frame, et le guide interne l’oblige à regarder le résultat et à corriger ce qui cloche avant de passer la main. C’est la boucle qu’on réclame aux humains depuis toujours — dessiner, regarder, ajuster — appliquée aux agents.
La mémoire de canvas mérite aussi un mot : ce qui a été dessiné, décidé et commenté reste visible pour l’agent suivant. Vous laissez un feedback sur une tâche (« footer plus sombre »), il devient une requête ouverte sur le canvas, et le prochain agent qui se connecte — le vôtre ou celui d’un collègue — le récupère et le traite. Le design devient une conversation asynchrone entre plusieurs agents et plusieurs humains, avec un historique.
La licence mérite attention : AGPL-3.0, ce qui signifie que si vous proposez une version modifiée en service, vous devez publier vos changements. Le nom et le logo restent des marques déposées — une instance dérivée devra se rebaptiser. C’est un choix défensif cohérent pour un projet qui vit aussi d’un hébergement cloud.
La limite actuelle est la maturité : 219 étoiles et un dépôt très jeune. Le produit est fonctionnel — multiplayer réel, streaming, screenshots, OAuth — mais l’écosystème (templates, intégrations Figma, export) reste à construire. Et le design par frames HTML assume un parti pris : si vous cherchez un outil vectoriel, ce n’est pas ça. Ici, on protype en vrai HTML/CSS, ce qui a l’avantage de coller à ce que les agents savent produire.
Pour une équipe qui prototypes avec des agents et en a assez des allers-retours prompt → capture → correction, DOOP offre la pièce manquante : l’agent dans la pièce, visible et responsable.
Sources
