WISP : le brouillon macOS qui apparaît instantanément
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📌 WISP est un scratchpad pour macOS : appuyez sur ⌥Espace n’importe où, un panneau en verre glisse sur l’écran, vous tapez, puis Échap le fait disparaître. Le texte, lui, reste — dans un simple fichier markdown sur votre disque.
Le problème que résout Wisp n’est pas la prise de notes, c’est l’hésitation avant la prise de notes. Dans quel dossier ranger cette idée ? Quel titre lui donner ? L’auteur le résume bien sur la page d’accueil : pendant que vous décidez si la pensée va dans « Travail » ou « Perso », elle est déjà partie. Wisp supprime cette étape. Une frappe, une page, et on tape d’abord, on classe plus tard — ou jamais.
Au quotidien, ça donne un rituel très simple. Une URL à garder : ⌥Espace, collage, Échap. Une chose à noter en plein appel : pareil. Le pad accepte du markdown léger et le rend en direct — les listes se poursuivent toutes seules, gras s’affiche en gras, --- devient un séparateur pleine largeur, :rocket: se change en 🚀 et les checklists - [ ] se cochent d’un clic. Les titres alimentent une barre de saut en haut du panneau, et ⌘F lance une recherche qui se navigue occurrence par occurrence. Quand le pad déborde, ⇧⌘↩ archive la note horodatée et rend la page blanche ; des copies versionnées restent en local, donc une mauvaise édition se rattrape.

Ma partie préférée, c’est le stockage. Tout vit dans ~/Library/Application Support/Wisp/scratchpad.md. Pas de base de données, pas de format propriétaire, pas de compte. Vous ouvrez ce fichier dans n’importe quel éditeur, vous l’envoyez dans un script si l’envie vous prend. Et pour le suivre de Mac en Mac, il suffit de pointer Wisp vers un dossier iCloud Drive, Dropbox ou Syncthing : macOS gère la synchro. Zéro télémétrie, zéro tracker, licence MIT, code lisible sur GitHub.
Je trouve l’approche très saine. Six polices, trois tailles, thème clair ou sombre qui suit le système, transparence réglable — de quoi rendre le panneau confortable sans en faire un second éditeur de notes. Wisp ne cherche pas à remplacer Obsidian ou Bear, et c’est exactement ce qui le rend crédible.
- ⌨️ ⌥Espace partout, Échap pour refermer, raccourci rebindable
- 📄 Un seul fichier markdown sur disque, lisible partout
- 🔄 Synchro entre Macs via iCloud, Dropbox ou Syncthing
- ✍️ Markdown rendu en direct : listes, checklists, gras, emojis
- 🕘 Archivage horodaté et historique de versions local
- 🆓 Gratuit, MIT, sans compte ni télémétrie
Deux réserves quand même. L’app n’est pas signée — pas d’Apple Developer ID — donc il faut passer une petite commande xattr au premier lancement, sauf à passer par Homebrew qui s’en charge. Et il faut macOS 13 Ventura au minimum, pas de version Windows ou Linux en vue. Cela dit, le téléchargement pèse moins de 5 Mo et l’installation tient en une ligne via brew install --cask wisp. La page d’accueil promet un verdict en trente secondes. Pour ma part, je l’ai eu avant la fin de la première phrase.






