Whattheport gardez vos serveurs de developpement s
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WHATTHEPORT : gardez vos serveurs de développement sous contrôle

⏱️ Temps de lecture estimé : 4 minutes

https://whattheport.dev

📌 WHATTHEPORT est une application Swift native pour macOS qui rassemble vos serveurs de développement dans la barre des menus. Vous voyez le projet, la branche, le port, l’ancienneté et la mémoire, puis vous ouvrez, arrêtez ou relancez le bon processus sans fouiller les terminaux.

Le problème est familier. Après avoir lancé plusieurs branches, une prévisualisation Vercel ou un serveur Storybook, on oublie lequel tourne encore, depuis quel dossier et pourquoi. Une recherche de port donne parfois un PID, mais pas le contexte nécessaire pour décider. WhatThePort prend le problème par l’autre côté : une petite grille de points dans la barre des menus, deux points blancs quand tout va bien, et un inventaire permanent à portée de clic.

Sur chaque ligne, vous retrouvez le port avec une couleur stable, le projet, la branche Git, la durée de fonctionnement et la consommation. Le survol permet d’ouvrir le serveur dans le navigateur ou de l’arrêter. Un clic ouvre le détail : session de l’agent, dossier, commande, framework, courbe de CPU et de mémoire sur dix minutes, puis chaque processus de l’arbre. L’arrêt vise cet arbre entier ; le redémarrage rejoue la commande originale dans le même dossier.

L’intégration aux agents de développement est le détail qui m’a le plus intéressé. Les serveurs lancés par Claude Code, Codex ou Conductor remontent vers leur session. Vous pouvez donc reprendre la conversation, vérifier le travail sur la branche ou ouvrir la prévisualisation Vercel du même commit. Les liens vers une pull request et les prévisualisations restent facultatifs et s’appuient sur GitHub CLI.

WhatThePort surveille aussi ce que votre Activity Monitor ne met pas en scène. Le seuil mémoire est à 2 Go par défaut. Si un serveur dépasse cette limite, ou gagne plus de 500 Mo en dix minutes, l’icône passe à l’ambre et une notification propose le détail, l’arrêt ou une remise en sourdine. Les courbes restent locales, mais les seuils et la durée d’alerte sont réglables. Vous gardez ainsi le signal sans transformer chaque pic en bruit.

Le bouton Clean up vise directement les oublis. Il présélectionne les serveurs issus de worktrees supprimés ou inactifs depuis un moment. Après sélection, l’application arrête chaque arbre de processus et vous annonce la mémoire libérée. Postgres et Redis sont protégés par défaut. Le nettoyage peut rester désactivé, demander confirmation ou être automatique ; une fuite mémoire, elle, n’est jamais arrêtée automatiquement.

Sous le capot, l’application liste les sockets TCP avec lsof, puis lit les processus avec libproc et sysctl. Le dossier de travail sert à retrouver le manifeste, le framework et la branche. L’ensemble est actualisé toutes les deux secondes. Les informations affichées restent locales, sans compte ni SDK d’analytics. Nuance utile : l’app vérifie le flux de mises à jour, et elle peut envoyer des compteurs anonymes quotidiens d’usage après consentement. L’option se désactive dans les réglages.

Je trouve l’approche très juste pour un utilisateur comme pour un designer : les couleurs de ports restent stables, l’alerte colorée se reconnaît immédiatement et la hiérarchie va du problème visible à la cause. Plutôt qu’une nouvelle fenêtre à surveiller, vous gardez un indicateur discret dans la barre des menus. La limite est nette : l’outil reste réservé au Mac, et le téléchargement précompilé cible les machines Apple Silicon sous macOS 14 ou plus récent. Le code peut être recompilé avec Swift 5.9 ou une version ultérieure, et le projet est annoncé sous licence MIT.

Sources

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