ROOMS : chaque projet retrouve ses fenêtres d’un coup
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https://github.com/saragordic/rooms
📌 ROOMS est un petit gestionnaire de fenêtres pour macOS qui rassemble les fenêtres d’un projet dans une « room ». Avec une seule combinaison, vous rappelez tout ce qui appartient à ce projet, dans la disposition que vous avez choisie, pendant que le reste se cache. Rien n’est jamais fermé.
Vous travaillez sur plusieurs projets dans une même journée. À chaque bascule, vous perdez du temps à chercher les bons onglets, à redimensionner trois ou quatre fenêtres, à remettre de l’ordre sur votre bureau. ROOMS part de ce réflexe et le rend mécanique : chaque projet devient une pièce à part. Une room, c’est l’ensemble des fenêtres dont vous avez besoin pour ce travail, avec leur agencement.
Pour créer votre première room, vous ouvrez les fenêtres du projet, appuyez sur ⌥Space, donnez-lui un nom, sélectionnez les fenêtres concernées, puis validez. À partir de là, ⌥Space suivi du nom — ou ⌃⌥1–9 — ramène ces fenêtres sur l’écran et leur applique la mise en page choisie. Tout le reste se met de côté. L’idée est simple : vous passez du contexte A au contexte B sans tout réorganiser à la main à chaque fois.
Les dispositions sont ce qui fait la différence. Dans le sélecteur ⌥Space, vous appuyez sur Tab pour essayer celles qui tiennent sur votre écran : Focus (une grande fenêtre à côté des autres), Columns, Grid, My Layout (votre arrangement propre, aligné sur une grille avec des écarts réguliers) ou Stack (les fenêtres empilées par leur barre de titre, quand aucune disposition ordonnée ne tient). Le choix est mémorisé par écran, ce qui est pratique entre un MacBook et un moniteur externe. Vous pouvez aussi arranger les fenêtres à votre main et enregistrer ce layout avec ⌘S.
Ce qui me plaît dans ROOMS, c’est qu’il ne force pas une grille rigide à tout prix. Il mesure la taille minimale que chaque application accepte et n’utilise Stack que quand les autres options ne passent pas. Il apprend vos préférences au lieu de vous imposer un modèle unique. Et surtout, il ne ferme rien. Les fenêtres hors room sont masquées ou placées juste hors écran : elles restent enregistrées, reviennent quand vous sortez de la room ou quand vous quittez l’application. Pas de perte de travail par un mauvais raccourci.
Autre détail pratique : les raccourcis de snapping ⌃⌥←→↑↓ (avec variantes pour ⅔/⅓), les quarts/tierces, le centrage ou le passage à l’autre écran fonctionnent aussi indépendamment des rooms. Vous pouvez donc affiner rapidement une disposition avant de l’enregistrer. Le projet reste entièrement local : aucun compte, aucune connexion réseau, aucune collecte de données. Les rooms sont stockés dans ~/Library/Application Support/Rooms/rooms.json, ce qui vous laisse la main sur vos réglages si besoin.
- ⌥Space : accéder au sélecteur et rappeler une room en quelques lettres.
- Tab/⇧Tab : tester les layouts adaptés à l’écran avant de valider.
- ⌘S dans le sélecteur : enregistrer votre arrangement manuel comme layout.
- ⌃⌥1–9 : bascule directe vers une room sans passer par le sélecteur.
- Rien ne se ferme : les fenêtres hors room sont mises de côté et reviennent toujours.
La limite est claire : ROOMS gère des fenêtres, pas des onglets de navigateur. Il vaut mieux regrouper les onglets d’un projet dans une fenêtre dédiée. Il ne gère pas les Spaces plein écran ni Stage Manager (qui entre en conflit). Sur un petit écran avec beaucoup de fenêtres, Stack peut devenir le seul choix viable. Ce sont des contraintes honnêtes, pas des oublis.
À mon sens, ROOMS est l’un de ces petits outils qui gagnent en efficacité au fil des utilisations. Il supprime le micro-bricolage de réorganisation entre projets, sans ajouter de complexité. Pour qui jongle entre plusieurs contextes sur macOS, c’est une approche pragmatique et sobre qui fait exactement ce qu’on lui demande.
Sources






