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Mac Performance Monitor : le moniteur d’activité de macOS qui remonte le temps

⏱️ Temps de lecture estimé : 4 minutes

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📌 Mac Performance Monitor est un moniteur de performance natif pour macOS qui enregistre en continu la pression mémoire, le CPU, le disque, le réseau et les capteurs, puis vous laisse revenir au moment précis où un ralentissement a commencé.

Activity Monitor fait très bien son travail, et il restera la référence sur Mac. Le problème est ailleurs : il ne regarde que l’instant présent. Quand le portable rame au réveil, la première question est toujours la même — qu’est-ce qui tournait cinq minutes plus tôt ? — et l’Activity Monitor n’en garde aucune trace. Mac Performance Monitor ajoute exactement cette couche : un enregistreur en arrière-plan, discret, et un espace de travail pour relire l’historique.

Trois usages, trois interrupteurs séparés : la lecture en direct dans la barre des menus, l’enregistreur qui travaille en silence, et la fenêtre ouverte quand on en a besoin. Rien n’oblige à tout activer — on peut laisser l’historique tourner en permanence sans jamais voir l’icône.

Explorer est le morceau central. Vous ouvrez l’espace, vous choisissez une plage — ou vous saisissez une date et une heure à la seconde près — et vous alignez les courbes de la machine et celles des processus sur une seule ligne de temps. Vingt-trois courbes machine, dix-neuf courbes process, et jusqu’à huit processus comparés côte à côte, y compris ceux qui sont déjà sortis. Le survol déplace un curseur partagé sur tous les graphes, le clic l’épingle, et Cmd + molette zoome autour du pointeur sans perdre l’instant sous la souris. Un processus est identifié par son PID et son heure de démarrage, donc la réutilisation d’un PID ne fusionne jamais deux vies sans rapport. L’export se fait en CSV pour la fenêtre visible, ou en fichier .mpmtrace pour un processus isolé.

Les alertes, ensuite, ont été repensées. Un swap élevé et stable n’est pas un problème : l’application cherche une croissance continue ou une pagination qui s’installe. Les contrôles de processus écartent les mesures périmées et les croissances déjà stabilisées, et un constat modeste reste une observation discrète plutôt qu’un diagnostic de fuite mémoire. Vous pouvez suspendre une alerte ordinaire pendant une heure, rouvrir l’événement dans Explorer à l’instant exact, et seul un avis critique réclame le son. L’état des alertes survit aux redémarrages.

Le reste tient dans les panneaux. Les processus se trient et se filtrent par mémoire, CPU, threads ou descripteurs de fichiers, et des groupes suivent une application avec ses helpers. L’énergie affiche charge, santé, cycles, flux de puissance et ventilateurs. Le réseau suit le trafic par application quand vous activez le suivi. Le disque donne débit, IOPS, temps de service, santé et espace libre. Disk Map analyse un disque en treemap pour retrouver les gros fichiers, les révéler dans Finder ou les ouvrir en Quick Look. Le GPU suit activité, puissance, mémoire et limites thermiques, et reconnaît les runtimes IA comme Ollama, MLX ou LM Studio.

  • 🗂 Enregistrement continu en arrière-plan, processus sortis compris
  • 🕸 23 courbes machine et 19 courbes process sur une ligne de temps unique
  • 🔔 Alertes sur la croissance, pas sur un seuil fixe de swap
  • ⚡ Capteurs, batterie, trafic par application, Disk Map et runtimes IA au même endroit
  • 📤 Export CSV ou fichier .mpmtrace pour transmettre une enquête

Ce que je trouve convaincant, c’est la façon dont l’application refuse de maquiller ses données. Les trous restent des trous, les courbes gardent la résolution réellement enregistrée, zoomer n’invente aucun détail, et l’inventaire matériel est explicitement daté. La plupart des moniteurs lissent pour faire joli ; celui-ci préfère avouer. C’est assez rare pour être signalé.

Trois réserves, visibles dans les faits. macOS 15 minimum, et Apple silicon exclusivement : un Mac Intel est exclu. Le projet est jeune, le dépôt ayant été créé en juillet 2026, donc il faut s’attendre à quelques approximations assumées — la bande passante GPU, par exemple, est annoncée comme un aperçu estimé depuis les buckets de macOS. Enfin, le cask Homebrew peut accuser du retard sur une sortie, l’application se mettant à jour seule par Sparkle. L’interface parle anglais, chinois simplifié, allemand et français, ces deux dernières issues de traductions automatiques qui attendent une relecture.

MIT, signé Developer ID et notarié par Apple, sans télémétrie, l’historique reste sur le Mac. Pour qui cherche à comprendre pourquoi la machine a ralenti plutôt qu’à surveiller son CPU en direct, c’est l’un des rares outils qui va au fond du problème.

Sources

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