Geolibre un sig open source qui tient dans votre n

GEOLIBRE : un SIG open source qui tient dans votre navigateur

⏱️ Temps de lecture estimé : 3 minutes

https://geolibre.app/

📌 GEOLIBRE est une plateforme SIG open source, légère et cloud-native, pour visualiser, explorer et analyser des données géospatiales. Elle tourne dans le navigateur, sur le bureau, sur mobile et dans Jupyter, avec un parti pris clair : vos données sont traitées en local, dans votre session, pas sur un serveur distant.

Pour qui a déjà installé QGIS ou regardé du côté d’ArcGIS, le geste surprend : la version Web se lance dans n’importe quel navigateur, sans compte ni installation. Sous le capot : Tauri v2, React, TypeScript, MapLibre GL JS, DuckDB-WASM Spatial et deck.gl. La même base de code alimente l’application desktop (Windows, macOS, Linux), les apps natives Android et iOS, un package Python pour Jupyter et un package R pour RStudio ou Quarto.

Le détail qui m’accroche : le catalogue de géotraitement. Le menu Processing ouvre une toolbox Whitebox de plus de 1 000 outils — 313 en vectoriel, 256 en raster, 154 en télédétection, 100 en hydrologie, 99 en terrain, 65 en LiDAR — exécutés dans le navigateur via WebAssembly. Aucun serveur à appeler, aucun Python à installer : les calculs tournent sur votre machine, que vous soyez sur la version Web ou sur Android.

Le reste suit le même rythme. Le SQL Workspace interroge vos couches en DuckDB Spatial SQL, avec PostGIS (PGlite) et Apache Sedona comme moteurs alternatifs, et une URL brute déposée dans la barre est reconnue puis lue en streaming. Côté formats, l’essentiel du géospatial moderne est là : GeoParquet, PMTiles, FlatGeobuf, COG, 3D Tiles, LiDAR, splats gaussiens, services WMS, WFS ou STAC. On peut même changer de moteur de rendu à la volée : MapLibre par défaut, mais aussi Mapbox GL JS, CesiumJS ou l’ArcGIS Maps SDK, sans dupliquer le projet.

La confidentialité est traitée comme un fait vérifiable, pas comme un slogan : GeoLibre Web est un site statique hébergé sur GitHub Pages, tout est calculé côté client, et les données ne quittent le navigateur que si vous ajoutez volontairement une URL distante. Le site hébergé mesure les visites via Google Analytics — qui ne voit pas vos couches — et une version auto-hébergée supprime même cette mesure.

Petit plaisir inattendu : les cartes planétaires. Lune, Mars, Mercure, Vénus, les lunes galiléennes, Titan, Pluton et Charon ont leurs fonds de carte, avec un ellipsoïde propre à chaque projet pour que distances et surfaces restent justes.

Je trouve l’ensemble impressionnant pour un projet gratuit sous licence MIT, avec 7 700 étoiles sur GitHub. Nuance honnête : la version Web garde des limites — boîtes de dialogue fichiers, MBTiles locaux et lecture de rasters locaux passent par l’application Tauri installée — et un projet aussi jeune n’a pas l’ampleur de QGIS. Mais pour ouvrir un GeoParquet, styliser une carte, lancer une analyse de pente ou assembler une story map sans rien installer, c’est le réflexe que je retiens.

Points clés :

  • 🌐 Version Web complète sans installation, données traitées dans votre navigateur
  • 🧮 Plus de 1 000 outils Whitebox en WebAssembly : terrain, hydrologie, LiDAR, télédétection
  • 🗺️ Quatre moteurs de rendu interchangeables : MapLibre, Mapbox, Cesium, ArcGIS
  • 🗄️ DuckDB Spatial SQL, PostGIS (PGlite) et Apache Sedona directement dans le navigateur
  • 🌙 Fonds de carte planétaires (Lune, Mars, Pluton) avec ellipsoïde adapté par projet
  • 🐍 Packages Python et R pour piloter l’application depuis Jupyter ou RStudio

Sources

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