Cydonia vos agents laissent des fichiers pas des l
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CYDONIA : vos agents documentent vos projets, pas des logs

⏱️ Temps de lecture estimé : 3 minutes

https://cydonia.sh

📌 CYDONIA est un workspace de bureau pour les agents de codage que vous faites tourner. Ouvrez un dossier comme projet, confiez-le à n’importe quel agent qui parle ACP — l’Agent Client Protocol — et regardez plusieurs d’entre eux travailler en même temps, chacun dans sa session, chacun dans un pane visible. Ce qu’ils produisent reste : des articles, des boards et des tables écrits dans le projet, pas un chat log qui défile vers le haut.

L’idée tient en une phrase : les artefacts d’un agent devraient vivre avec le projet. C’est la thèse de Tianyi, le développeur derrière Cydonia et son studio Crabtalk. Concrètement, tout atterrit dans un dossier .cydonia/ à la racine, qui embarque son propre .gitignore : rien de ce que l’outil y écrit ne se mélange au code. Les formats restent lisibles — Markdown, SVG, un fichier SQLite, une config TOML — et tout est sur votre disque. La configuration globale vit dans ~/.config/cydonia/, les agents installés dans ~/.local/share/.

Côté usage, ⌘N démarre une session, ⌥⌘N la démarre sur l’agent suivant installé. Une carte d’un board peut être confiée à un agent : elle ouvre une session avec le texte de la carte en premier prompt, et la carte suivante n’attend pas la fin de la première. Cydonia expose aussi ses propres outils MCP — project_entries, project_read_entry — pour qu’un agent liste et relise les entrées du projet. Chaque entrée porte un numéro (#1, #2…) partagé entre articles, boards et tables, qui survit aux renommages et aux redémarrages.

Je trouve l’approche juste : la sortie d’un agent y est traitée comme un document, avec couverture, code surligné et liens riches, plutôt que comme un jet de scrollback à copier avant qu’il ne disparaisse. Les numéros stables changent aussi la façon de référencer un travail : #12 reste #12, renommé ou pas.

Points clés de Cydonia :

  • 🗂️ Artefacts en fichiers lisibles : Markdown, SVG, SQLite, TOML, dans le dossier .cydonia/ du projet
  • 🤖 N’importe quel agent ACP : depuis le registre intégré ou déclaré en TOML
  • 🖥️ Sessions en panes visibles, plusieurs agents en parallèle sur un même projet
  • 🃏 Une carte de board devient le prompt d’une session, sans file d’attente
  • 🔢 Références #1, #2 stables, lisibles aussi par les agents via MCP

Le projet est jeune, et c’est assumé : en v0.1.12, les articles sont la partie stable, et une installation neuve ne montre qu’eux. Sessions, boards et tables fonctionnent mais restent désactivés par défaut — un réglage dans Settings › Features ou une section [features] du settings.toml les révèle, sans rien supprimer du disque. Cydonia tourne sur macOS sur Apple silicon, en Rust pur avec GPUI, le framework d’interface de Zed, sans compte ni sync. Son auteur résume l’état d’esprit : en avoir fini avec livrer une montagne de fonctionnalités à zéro utilisateur, il dogfoode désormais son propre outil.

Si vous faites tourner des agents tous les jours, l’idée mérite le détour : un workspace pensé pour que le travail survive à la session.

Sources

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