ROTOMDEX : le Pokédex qui vit dans votre terminal

https://github.com/zdragg/rotomdex

📌 ROTOMDEX est un Pokédex libre (AGPL-3.0) écrit en Rust qui s’installe comme un outil de ligne de commande. Consulter les stats d’une espèce, parcourir son moveset, ses talents ou ses capacités : tout se passe dans un terminal de 80 colonnes sur 24 lignes, sans toucher la souris.

L’usage est immédiat. Une simple commande rotomdex suffit, et l’outil va chercher les données au vol depuis PokéAPI, en n’ouvrant que les connexions nécessaires. Les fiches se feuillettent comme des pages : aperçu, movesets, talents, stats, avec les sprites animés rendus directement dans l’écran. Le rendu repose sur ratatui, et les captures animées du dépôt montrent un résultat étonnamment lisible malgré la contrainte des 80×24.

Ce qui m’a accroché, c’est le mode hors ligne. Un premier rotomdex --download rapatrie les données en local, puis rotomdex --offline fonctionne sans réseau. Sous le capot, le projet sépare le travail en quatre briques Rust : un client API détourné de Rustemon, le cœur des données, un décodeur de GIF et l’interface confinée au terminal. Presque tout est marqué #![no_std] — jusqu’au décodeur d’images, adapté de la bibliothèque image-gif pour tourner sans système. C’est un choix rare pour un outil du quotidien, et il se ressent à la rapidité de lancement.

  • 🖥️ Interface dessinée pour 80×24, navigation entièrement au clavier
  • 🎞️ Sprites Pokémon animés affichés dans le terminal
  • 📡 Données récupérées à la demande depuis PokéAPI, rien en trop
  • 📴 Mode hors ligne après un téléchargement préalable des données
  • 🔄 Fiches orientées détails : aperçu, movesets, talents et stats

L’installation tient en une ligne pour macOS et Linux (curl … | sh), une commande PowerShell ou un .msi pour Windows, sans oublier cargo install rotomdex pour les gens qui passent par la source. Une démo web permet de goûter à l’interface avant d’installer quoi que ce soit.

Reste des promesses non tenues à ce stade. Le TODO du dépôt mentionne le fichier d’état qui mémorise le Pokémon et la version sélectionnés, les abréviations de versions, et surtout une recherche d’objets et d’éléments encore absente. Le projet est jeune : né en août 2026, une quarantaine d’étoiles sur GitHub, une centaine de commits bien tenus. Toutes les fiches ne sont pas encore aussi riches qu’annoncé.

Je trouve l’approche cohérente. Qui utilise un Pokédex tous les jours ? Peu de monde. Mais pour un joueur qui passe ses soirées dans le terminal, retrouver l’évolution d’une espèce ou sa couverture en types sans quitter l’écran, c’est le genre de confort qui change discrètement l’expérience. Le mode hors ligne et la légèreté du programme en font un compagnon honnête, même si le projet a encore du chemin avant de tout couvrir.

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