K7 : vos films, séries et musique sur une étagère familiale, hébergée chez vous

https://github.com/kaybi-gh/K7

📌 K7 est un serveur de médias self-hosted qui réunit films, séries et musique sur une seule étagère, pensé pour un petit cercle de famille et d’amis. Le nom se prononce /ka.sɛt/, « cassette ». Tout le programme tient dans cette image : retrouver l’étagère du salon d’autrefois, cassettes audio et VHS comprises, sauf que cette fois tout reste chez vous et vous suit sur tous les écrans.

Le projet assume un périmètre étroit : votre foyer, vos proches, éventuellement le serveur d’un ami fédéré. L’accent est mis sur le cercle restreint, avec un mode invité limité contrôlé par l’administrateur. L’installation tient en deux commandes : copier .env.example en .env, renseigner le mot de passe Postgres, puis docker compose up -d. Le serveur écoute sur le port 7080 et un assistant au premier lancement fait le reste. Une démo en mode invité reste ouverte sur k7.kaybi.dev pour se faire une idée avant d’installer quoi que ce soit.

Au quotidien, la même interface Blazor vous suit partout : navigateur, Android téléphone et TV, Windows, iOS, Mac. Elle se pilote entièrement au clavier, et n’importe quel client connecté peut télécommander la lecture d’un autre : vous lancez un film sur la TV depuis le canapé avec votre téléphone. Le Chromecast fonctionne depuis le web et Android, le transcodage ffmpeg/HLS adapte le flux quand le réseau ou l’écran ne suit pas, et les clients natifs emportent des téléchargements hors ligne qui resynchronisent la progression à votre retour. Côté musique, le protocole OpenSubsonic accepte Symfonium ou Feishin avec un simple mot de passe d’application.

Trois choix de conception sortent du lot. La fédération, d’abord : deux instances K7 se relient pour streamer les médias et métadonnées de l’une depuis l’autre, sans dupliquer un seul fichier. Les profils partagés, ensuite : suivez une série à deux, historique et statistiques fusionnés sur les deux comptes. Les playlists dynamiques, enfin : des règles par genre, année ou nombre d’écoutes qui se réévaluent à mesure que la bibliothèque grandit, une mixtape qui se met à jour toute seule.

Je trouve ce cadrage rafraîchissant. La plupart des serveurs multimédia empilent les réglages ; K7 part de l’usage réel d’un foyer — qui regarde quoi, que partage-t-on, qui voit quoi — et construit le reste autour, avec des contrôles de visibilité qui distinguent ce que vous partagez de ce que vous acceptez de voir. Deux réserves honnêtes : les versions iOS et Mac existent mais ne sont pas testées par l’auteur, faute de matériel Apple, et le projet est né d’un besoin personnel — l’auteur assume de ne pas traiter chaque demande de fonctionnalité. En option, l’intégration AudioMuse AI ajoute radios d’ambiance, titres similaires et recherche en langage naturel, sur votre propre infrastructure.

Un outil d’import facilite la migration depuis Plex, Jellyfin ou Spotify, et un chart Helm couvre ceux qui déploient sur Kubernetes.

  • 📼 Films, séries et musique sur une étagère unique
  • 🐳 Deux commandes Docker, assistant au premier lancement
  • 📺 Même interface sur TV, téléphone, navigateur et bureau
  • 📱 Un client télécommande la lecture d’un autre écran
  • 🤝 Fédération de deux serveurs sans dupliquer les fichiers
  • 👫 Profils partagés : une série suivie à deux, stats fusionnées

K7 est écrit en C#/.NET 10, sous licence AGPL-3.0. Une étagère, des proches, rien d’autre : le contrat est tenu.

🔗 Démo : https://k7.kaybi.dev

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