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DRIVEBASE : tous vos clouds dans un seul bureau, en self-hosted

https://www.drivebase.io/

📌 DRIVEBASE est un gestionnaire de fichiers open source qui connecte Google Drive, Amazon S3, Dropbox, OneDrive et vos disques locaux sous une seule interface : un bureau complet qui tourne dans le navigateur, à héberger soi-même via Docker. Licence MIT, écrit en TypeScript, développé autour d’une API GraphQL typée.

La scène est connue. Les assets de production vivent sur S3, les documents clients dans Google Drive, les archives sur Dropbox, le reste sur un disque du bureau. Chaque transfert devient un aller-retour d’onglets : télécharger ici, renommer, renvoyer là, prier pour ne pas écraser la mauvaise version. Drivebase supprime cet aller-retour.

L’installation tient en trois lignes. Un script curl prépare un dossier avec Docker Compose et un config.toml prérempli — secrets générés automatiquement, rien à inventer. docker compose up -d, et le bureau répond sur localhost:4000. Tout reste dans votre infrastructure.

Ensuite, la version 4, baptisée DriveOS, assume une métaphore de shell d’OS plutôt que de tableau de bord web. Fichiers, Fournisseurs et Réglages s’ouvrent en fenêtres que vous déplacez, redimensionnez et empilez, avec une barre des tâches. Vous glissez un fichier d’une fenêtre Google Drive vers une fenêtre S3 comme s’il s’agissait du même dossier. Drivebase parle les protocoles natifs — OAuth, S3 — plutôt que de synchroniser des copies locales : le distant reste distant, mais il paraît instantané.

Les opérations de masse sont la vraie raison d’installer l’outil. Copier, déplacer, transférer ou supprimer entre fournisseurs passe d’abord par une analyse des conflits : écraser, ignorer, renommer ou trancher à la main, avant que quoi que ce soit ne démarre. La progression arrive en temps réel par server-sent events, les envois découpés en morceaux survivent au rechargement de l’onglet, et les uploads S3 passent par des URLs présignées qui court-circuitent le serveur.

Je trouve le choix de la fenêtre plus pertinent qu’il n’y paraît. La plupart des outils multi-cloud empilent des listes et des fenêtres modales ; ici, mettre deux fournisseurs côte à côte rend le glisser-déposer évident, et l’analyse préalable des conflits évite le piège classique du transfert de masse. Deux nuances : le projet est jeune (553 étoiles), et une partie de la grille affichée sur le site est encore en approche — Box, Azure Blob, SFTP, WebDAV ou iCloud ne sont pas livrés. Comptez aujourd’hui Google Drive, Dropbox, OneDrive, le S3 et ses compatibles (R2, Wasabi, B2, MinIO), et vos disques locaux ; l’interface IStorageProvider reste ouverte pour en ajouter.

Le self-hosted est gratuit à vie. Une instance gérée existe à 9,99 $ par mois si vous préférez ne pas toucher à Docker. Le code est sur GitHub, et une vidéo de démonstration fait visiter le bureau avant l’installation.

Sources

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