CAP v0.6 : l’alternative open source à Loom devient un vrai éditeur vidéo
📌 CAP 0.6 est là. C’est l’outil open source d’enregistrement et de partage d’écran, une alternative à Loom qui se distingue d’abord par une idée simple : chaque enregistrement reste un fichier que vous possédez, stocké où vous voulez, du cloud de Cap à votre propre stockage. La version 0.6, sortie le 15 septembre 2026, est annoncée comme la plus grosse du projet.
Le principe tient en trois modes. Instant enregistre et uploade pendant que vous parlez puis place un lien de partage dans le presse-papiers dès l’arrêt de la capture. Studio enregistre en local, en 4K à 60 images par seconde, avec écran, caméra et micro sur des pistes séparées, puis ouvre l’éditeur. Screenshot capture une fenêtre au raccourci, l’embellit en un clic — fond, padding, coins arrondis — et la copie prête à coller. Trois façons de capturer, un seul point commun : le résultat se regarde dans un navigateur, sans compte pour le spectateur.
Ce qui change avec 0.6, c’est l’éditeur, reconstruit autour de la timeline. Un outil de crop, un nouvel inspecteur, des panneaux dédiés au texte et au 3D, et un écran d’export qui annonce la taille de fichier et la durée d’export mesurées, pas estimées. Vous pouvez même enregistrer directement dans un projet ouvert : la nouvelle prise atterrit dans la timeline en quelques secondes.
La nouveauté qui m’a le plus marqué, ce sont les scènes 3D. Chaque enregistrement reçoit une piste 3D, et CAP peut disposer automatiquement les plans, la perspective, l’easing et le flou de focus sur votre clip, avec un aperçu sur la timeline. Un simple plan d’écran devient une séquence animée avec de la profondeur, en quelques clics au lieu d’un après-midi dans un éditeur dédié.
J’apprécie aussi le Studio Sound. Si vous enregistrez près d’une fenêtre, d’un clavier ou d’un ventilateur, l’isolation du micro fait disparaître le bruit de fond, avec trois niveaux au choix. Et la caméra peut supprimer entièrement l’arrière-plan, pour ne garder que le visage du présentateur sur l’enregistrement, aussi bien dans l’aperçu qu’à l’export, disponible sur macOS.
- 🎬 Instant : enregistrement et partage en un geste, lien dans le presse-papiers
- 🎥 Studio : capture locale en 4K 60 fps, éditeur 3D, textes animés et étalonnage
- ✂️ Crop, inspecteur et panneaux texte/3D refaits autour de la timeline
- 🎙️ Studio Sound isole le micro du bruit de fond, trois niveaux
- 🖥️ Caméra qui coupe l’arrière-plan, export avec taille et durée mesurées
- 🦀 Aperçu d’app native Rust expérimentale, moins de processeur et de mémoire
Cap se démarque aussi par la liberté de stockage : Cap Cloud, votre propre bucket S3, Google Drive, le stockage local, ou le self-hosting complet via Docker Compose. L’application est disponible sur macOS, Windows avec la prise en charge de Linux, une extension Chrome, un CLI et un serveur MCP pour les agents. Tout est open source sur GitHub, sous licence AGPLv3 pour le cœur, avec un usage personnel gratuit et une licence de bureau payante pour l’usage commercial. Assez pour me faire dire que Cap mérite un essai avant de ressortir la carte bleue.






