TERMSCOPE : ouvrir les fichiers déjà visibles dans votre terminal
https://github.com/iurysza/termscope
📌 TERMSCOPE est un plugin Herdr qui transforme le texte visible dans votre terminal en liste de raccourcis. Il repère des fichiers et des liens dans le viewport actif, puis vous ouvre la cible choisie à côté de la conversation que vous êtes déjà en train de lire. Je trouve l’idée très juste, parce qu’elle supprime un geste idiot mais omniprésent: copier, corriger, relancer, puis revenir en arrière.
Ce que j’aime ici, c’est la retenue du projet. Termscope ne prétend pas “comprendre” tout votre terminal. Il scanne seulement ce qui est visible dans le panneau actif, vérifie que le chemin existe vraiment dans le repo ou le worktree, conserve les cibles file:line, et retombe sur un sélecteur complet quand rien ne correspond. C’est modeste, mais c’est précisément ce qui le rend fiable.
Ce que je retiens le plus :
- 🔎 Il lit uniquement le texte visible du panneau actif.
- 📂 Il reconnaît les fichiers réels, les URLs et les cibles
file:line. - 🪟 Il ouvre le fichier dans un split Neovim ou le lien dans le navigateur.
- 🧩 Il fonctionne comme plugin Herdr, et aussi dans tmux.
La cible est claire: les sessions où un agent ou un humain mentionne une trace, un test, une doc, un config path, un PR ou une URL, et où vous perdez du temps à les retrouver à la main. Termscope fait ce tri à votre place. Pour les fichiers, il peut même envoyer une action d’annotation liée au projet. Pour les liens, il les ouvre via l’opener par défaut ou celui que vous configurez.
J’apprécie aussi la manière dont le projet s’insère dans l’existant. Il ne demande pas de nouveau shell, pas de nouveau panneau, pas de base de données, pas de package manager. L’installation Herdr est explicite, les raccourcis restent dans la config utilisateur, et le mode tmux existe pour ceux qui ne vivent pas encore dans Herdr. C’est un vrai outil d’appoint, pas une nouvelle couche d’infrastructure.
Le point qui me convainc le plus, c’est la logique conservatrice: si une correspondance visible n’est pas sûre, Termscope ne force pas. Il revient à un picker plus large. À une époque où beaucoup d’outils “agentiques” veulent deviner à votre place, ce genre de prudence me paraît sain. On gagne du temps sans perdre le contrôle.
Je le vois bien pour les gens qui travaillent déjà avec des agents dans Herdr ou tmux et qui veulent suivre le flot de références sans casser le rythme. Termscope ne change pas la façon de coder. Il enlève une friction très concrète, et c’est souvent là que les bons utilitaires se reconnaissent.
