ATRIUM : garder les agents de code visibles, récupérables et sous contrôle
https://github.com/jonnyasmar/atrium-issues
📌 ATRIUM transforme le travail avec des agents de code en espace durable sur macOS, au lieu d’une pile de terminaux faciles à perdre. L’idée est simple: lancer plusieurs agents, les garder visibles, pouvoir les interrompre, les reprendre et retrouver l’état du travail après un crash, un redémarrage ou un changement de contexte.
ATRIUM met aussi l’accent sur la persistance. Chaque pane, branche, terminal et session d’agent s’écrit sur disque pendant l’exécution, ce qui permet de rouvrir l’ensemble avec son état réel plutôt que de repartir d’une approximation. C’est utile quand une session s’étale sur plusieurs heures, quand l’ordinateur redémarre ou quand un agent part dans une direction qu’il faut reprendre plus tard.
La visibilité est au cœur de l’approche. Une barre latérale suit les agents actifs, leur statut, les attentes d’intervention et les blocages éventuels. Au lieu de chercher quel terminal attend une réponse, il suffit de regarder un tableau de bord unique, puis d’entrer dans la room concernée au moment précis où l’intervention a du sens.
ATRIUM ne se contente pas d’encapsuler des agents dans une interface. Le logiciel expose aussi un vrai mode de contrôle par la CLI, avec des commandes pour lancer des tâches, ouvrir des worktrees, lister les rooms ou interroger l’état du système. Le même environnement sert donc à piloter à la souris, à automatiser depuis un script ou à laisser un autre agent orchestrer le tout.
points clés
- 🧭 Organisation claire: projects, rooms et panes séparent les usages au lieu d’empiler les fenêtres.
- 💾 Persistance locale: le travail reste sur disque et se restaure après interruption.
- 👀 Surveillance continue: la sidebar montre les agents en cours, les blocages et les demandes d’approbation.
- 🧰 Contrôle fin: UI et CLI se complètent pour intervenir seulement quand nécessaire.
- 🌿 Isolation des branches: les worktrees évitent les conflits quand plusieurs agents travaillent en parallèle.
- 🔎 Mémoire exploitable: timeline, recherche et historique permettent de retrouver un prompt, une tâche ou un commit rapidement.
Le mode parallèle est particulièrement intéressant quand plusieurs tâches avancent en même temps. Chaque mission part dans sa propre room, avec worktree isolé si besoin, ce qui limite les conflits de fichiers et permet de comparer les résultats côte à côte avant de toucher à main. Pour des refactorings, des correctifs isolés ou des tâches de documentation, ce découpage évite de transformer le bureau en labyrinthe.
Le produit reste local-first. Les workspaces, sessions et scrollbacks vivent sur la machine, et le site précise que le code ne quitte pas l’ordinateur. Il n’y a pas de compte ATRIUM à créer, et les agents s’appuient sur les outils déjà authentifiés sur la machine. Le point important est aussi la confidentialité des traces: la télémétrie détaillée et les crash reports sont opt-in, avec une base anonyme minimale par défaut.
Le démarrage est direct: au premier lancement, ATRIUM demande le dossier de travail, détecte les outils installés comme Claude, Codex ou Gemini, puis propose d’installer les adapters correspondants. Une fois l’environnement prêt, il suffit d’ouvrir une pane vide, choisir un adapter et lancer un agent. Le produit prend ensuite le relais pour la surveillance, le rappel d’état et la reprise de session.
La compatibilité annoncée couvre Claude Code, Codex, Gemini CLI, Cursor CLI, Antigravity, OpenCode et Pi.dev, avec une base d’adapters extensible. La contrainte matérielle notable est simple: c’est un logiciel macOS, avec support indiqué pour macOS 15 et plus. Pour qui alterne entre plusieurs agents de code, le bénéfice est net: moins d’oubli, moins de friction, plus de continuité.
Au final, ATRIUM vise moins à ajouter un énième chat qu’à fournir un espace de travail durable pour agents de code. C’est un outil pensé pour garder la main sans passer son temps à la reprendre.
