Paseo : piloter Claude Code, Codex et OpenCode depuis desktop, mobile et CLI

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📌 Paseo centralise l’exécution et le suivi d’agents de code sur une machine locale ou distante, puis les contrôle depuis n’importe quel appareil (desktop, web, mobile, terminal) sans changer les outils ni le comportement des CLIs d’origine.

Quand plusieurs agents cohabitent (Claude Code pour la planif, Codex pour l’implémentation, OpenCode pour la revue), le point de friction n’est pas le prompt: c’est l’orchestration. Où tourne l’agent, dans quel dossier, sur quel host, avec quelles clés, et comment reprendre une session quand on quitte son poste? Paseo répond à ce besoin avec une approche simple: un daemon local qui lance les agents comme des processus séparés, et des clients qui se connectent à ce daemon pour démarrer, observer et piloter des sessions.

Le résultat est très concret au quotidien. Au lieu d’ouvrir trois terminaux et de jongler entre des fenêtres, Paseo présente des “sessions” avec leur contexte (repo, branche, changements, sortie de terminal) et permet d’envoyer des consignes de suivi au fil de l’eau. La même session peut être consultée depuis un ordinateur et un téléphone, ce qui aide à garder le contrôle pendant une build, une longue génération de code, une migration ou une série de tests.

Un des atouts, c’est le respect du fonctionnement normal des agents. Paseo n’essaie pas d’être un proxy d’inférence: il exécute les CLIs (Claude Code, Codex, OpenCode, et d’autres) comme on le ferait à la main, avec les mêmes skills, la même config et les mêmes serveurs MCP déjà en place sur la machine. Cela évite l’effet “wrapper” qui casse des workflows établis (auth, config, dossiers, variables d’environnement) et limite les surprises.

Paseo vise aussi les usages “hors du bureau”. Le scénario typique: lancer un agent qui implémente un ticket, puis s’éloigner, vérifier l’avancement, relancer une commande, demander une correction, ou simplement lire le diff. C’est particulièrement utile quand un agent est en train de faire un refactor large, de générer une série de fichiers ou de résoudre des erreurs de compilation qui nécessitent plusieurs itérations.

points clés

  • 🧭 Une liste de sessions pour suivre plusieurs travaux en parallèle, avec reprise immédiate d’un contexte.
  • 🖥️📱 Un contrôle multi-surface: desktop, web, mobile et CLI sur le même daemon.
  • 🧩 Multi-fournisseurs: lancer Codex, Claude Code, OpenCode (et autres) sans réapprendre une interface par agent.
  • 🔐 Accès à distance au choix: connexion directe sur le réseau local ou relay chiffré de bout en bout.
  • 🧠 Respect des outils existants: skills, config, MCP et habitudes restent côté machine, pas côté service.

Pour démarrer, le modèle mental est celui d’un serveur local. Le daemon tourne sur le poste principal (ou une VM, ou un serveur de dev) et sert d’interface d’orchestration: lancement d’agents, gestion de sessions, streaming de sortie, envoi de messages. Les clients (desktop, web, mobile, CLI) ne font que se connecter et piloter. Cette séparation rend la stack plus souple: un laptop peut servir d’hôte, pendant qu’un téléphone sert de tableau de bord, et qu’un autre ordinateur sert à inspecter les fichiers.

Le mode headless est intéressant dès qu’un agent doit tourner sur une machine “toujours allumée”. Installer le CLI, lancer Paseo, puis se connecter depuis un autre appareil devient une façon pragmatique de transformer une box, une VM ou une workstation en machine à agents. Dans ce contexte, le paramètre d’hôte compte: on cible le daemon distant, puis on lance des sessions sans être physiquement devant la machine.

Le workflow “git worktree” est un autre point fort quand il est disponible. Plutôt que de laisser un agent modifier directement le répertoire principal, Paseo peut créer un worktree et exécuter l’agent dedans. Cela donne un bac à sable propre: une branche isolée, un dossier dédié, des changements faciles à auditer, et moins de risque de polluer un environnement de travail en cours. C’est aussi un bon compromis pour tester plusieurs idées en parallèle, chacune dans son worktree.

La partie exécution côté terminal est pensée pour l’automatisation. Les commandes type permettent de lancer une instruction, de sélectionner un provider, de l’attacher pour suivre la sortie, puis d’envoyer des messages supplémentaires. Sur une base quotidienne, cela ressemble à: démarrer une session “implémente X”, s’attacher pour vérifier la progression, puis envoyer “ajoute des tests” ou “corrige la régression” sans relancer de zéro. Cela marche bien pour les tâches longues, où l’agent a besoin d’un guidage progressif.

Sur la confidentialité, l’approche est assez claire: le code ne “monte” pas chez Paseo. Les agents tournent sur la machine et parlent à leurs APIs comme ils le feraient normalement via leurs CLIs. Pour l’accès à distance, deux options cohabitent: une connexion directe (dans un réseau local ou via un tunnel choisi) ou un relay chiffré de bout en bout. L’idée est de conserver un contrôle fin sur où circulent les données, sans imposer un compte ni une télémétrie obligatoire.

La fonctionnalité “voice” suit la même logique local-first. Quand elle est activée, la dictée et la synthèse peuvent rester sur la machine, ce qui évite de transformer la voix en donnée cloud par défaut. Et si un fournisseur audio est utilisé, l’activation reste un choix explicite de configuration plutôt qu’un passage obligé. C’est un détail, mais pour un outil qui touche au code et aux habitudes de travail, ce genre de garde-fous compte.

Concrètement, Paseo devient surtout utile à partir du moment où plusieurs agents et plusieurs surfaces entrent en jeu. Une planification rapide dans un provider, une implémentation dans un autre, une revue dans un troisième, puis un suivi depuis le téléphone: ce type de chaîne est pénible à tenir “à la main” uniquement au terminal. Avec un orchestrateur de sessions, le coût de contexte baisse, et on passe moins de temps à se souvenir de l’état de chaque agent.

À retenir: Paseo n’essaie pas de remplacer les agents, il s’intercale comme une couche d’orchestration locale pour les lancer, les suivre et les piloter, que l’on soit à son bureau ou en déplacement.

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